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Les filles et la violence

Jasmin Roy s’attaque à l’intimidation dans un livre et un documentaire

Jasmin Roy
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Jasmin Roy soutient que les filles rencontrées souhaitaient lever le voile sur plusieurs formes d’intimidation.

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Avec le livre et le documentaire #Bitch - Les filles et la violence, diffusé à Moi&Cie le 26 octobre prochain, Jasmin Roy veut sensibiliser les jeunes filles et leurs parents aux causes de l’intimidation au féminin, et aux nombreux dommages que celle-ci peut créer. L’objectif ultime est de remplacer #Bitch par #Solidarité.

«Bitch», «salope», «pute», «conne»: tous des mots qui rabaissent de jeunes filles victimes d’intimidation, mais étrangement, ce sont aussi ces mêmes mots qui sont utilisés aujourd’hui pour marquer l’amitié entre filles. La confusion est grande.

L’idée d’écrire un livre et de réaliser un documentaire sur le sujet est arrivée en même temps dans la tête de Jasmin Roy, porte-étendard de la lutte contre l’intimidation.

«On va plus loin dans le livre, parce qu’à l’écran, il faut faire des choix. Mais on a travaillé fort sur le rendez-vous familial. On veut que parents et jeunes s’assoient ensemble et que ça suscite des discussions», explique-t-il d’entrée de jeu.

Le livre et le documentaire #Bitch - Les filles et la violence, parlent de l’engrenage que créent l’intimidation et la violence au féminin, ainsi que de l’impact de la banalisation sur la vie des jeunes filles, de plus en plus étourdies par les messages que la société leur envoie.

Tous types de souffrances

À travers des témoignages d’adolescentes qui ont subi ce type d’intimidation, on découvre comment un engrenage malsain s’installe. Du manque de confiance naît l’intimidation, qui mène à une violence parfois extrême et à de l’hypersexualisation. Plusieurs d’entre elles avouent courageusement qu’elles ont tenté de s’enlever la vie, car il ne leur restait plus aucune confiance, ni aucun espoir.

«On voit toutes les déclinaisons de la violence. Il y a beaucoup de similitudes entre comment les filles se traitent entre elles et comment elles se laissent traiter par les garçons», explique l’idéateur, avant d’ajouter que les dommages psychologiques sont beaucoup plus nombreux et durent plus longtemps.

Depuis que Jasmin Roy a lancé sa fondation, l’intimidation est de plus en plus discutée et combattue. Le tabou s’envole et les jeunes désirent parler.

«Ça n’a pas été difficile de faire les entrevues. Les portes s’ouvraient toutes seules», indique Jasmin Roy.