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Un désastre financier

Les Panthers de la Floride, et leur propriétaire Vincent Viola, ont perdu la somme de 154 millions de dollars depuis la saison 1997-1998.
Photo d’archives Les Panthers de la Floride, et leur propriétaire Vincent Viola, ont perdu la somme de 154 millions de dollars depuis la saison 1997-1998.

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Les Panthers de la Floride ont soif d’argent, tellement qu’ils ont accepté de faire ce que très peu d’équipes professionnelles font, soit dévoiler leurs états financiers des sept dernières années et les projections des cinq prochaines. Pourquoi aller aussi loin? Afin d’obtenir une injection de 60 millions de dollars d’ici les six prochaines années (pour un total de 86 millions sur 13 ans) qui proviendrait du comté de Broward.

Mais en épluchant un document de 305 pages déposé aux élus du comté, on s’aperçoit que les finances de l’équipe sont dans un état catastrophique et il est honnêtement difficile de croire que les Panthers évoluent encore à Sunrise.

UNE CATASTROPHE

Les Panthers de la Floride ont perdu la somme de 154 millions de dollars depuis la saison 1997-1998 (moyenne de 22 millions par saison) et la pire saison fut la dernière avec un trou de 36 millions.

Vous pensez que s’ils obtiennent une aide financière de la part des élus de Broward que les choses vont s’améliorer? Un peu, mais pas assez pour que cette équipe soit en mesure d’engendrer des profits d’ici cinq ans, comme le démontrent les projections de l’équipe à ce sujet. Cette saison, les Panthers prévoient perdre 24 millions de dollars, pour un total de 73 millions jusqu’à la fin de la saison 2019-1020.

Vincent Viola
Photo d’archives
Vincent Viola

Si on fait le calcul, de la saison 1997-1998 à la saison 2019-2020, c’est 227 millions de dollars que cette équipe aura engloutis.

GÉRER LES PERTES

À chaque fois qu’une équipe parle de ses pertes financières, on entend souvent la phrase suivante: l’équipe éponge ses pertes avec les revenus générés par l’amphithéâtre. C’est vrai, mais jusqu’à quel point. La preuve, l’aréna des Panthers, le BB&T Center, a fait des profits de 6,5 millions de dollars en 2014, ce qui est évidemment très loin d’être assez pour éponger les pertes du club de hockey.

Alors pourquoi le propriétaire de l’équipe, Vincent Viola, souhaite tant garder les Panthers en Floride. Parce que la valeur de la franchise ne cesse d’augmenter. Il a acheté l’équipe en 2013 pour la somme de 160 millions de dollars et elle en vaut aujourd’hui 30 millions de plus déjà. S’il décidait de déménager les Panthers vers Las Vegas ou Québec, il pourrait probablement obtenir au minimum 400 millions de dollars, ce qui fait en sorte qu’il sortirait de cette aventure avec beaucoup d’argent en poche.

LES BONNES NOUVELLES

Heureusement que les Panthers ont un bel avenir sur la glace. On parle ici d’une formation qui devrait participer aux séries cette saison, sinon l’an prochain. Les amateurs de hockey semblent suivre parce que les Panthers ont vu une forte augmentation des ventes des billets de saison qui sont passés de 5000 en 2014-15 à 8000 cette saison. Seuls les Islanders (nouvel amphithéâtre) et le Lightning (finale de la Coupe Stanley) font mieux cette année à ce chapitre. Reste à savoir si les élus de Broward sont prêts à sauver les Panthers. Ils ont trois options devant eux.

1-garder le statu quo.

2-accepter de verser 86 millions sur 13 ans à l’équipe.

3-négocier des compensations pour permettre aux Panthers de déménager.

Présentement les élus semblent prêts à accepter la première option, mais tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas de vote (prévu d’ici Noël) pour entériner l’entente, il faut être prudent.

PAS LA FIN DES DEMANDES

Une firme indépendante qui a étudié les demandes financières des Panthers, soutient que même si les élus de Broward acceptent de verser 86 millions de dollars sur treize ans aux propriétaires de l’équipe, il est fort possible que dans huit ans une demande plus grande survienne; un nouvel amphithéâtre ou au mieux des rénovations de plus de 100 millions de dollars. Pas besoin de vous dire que les élus n’ont pas reçu cette information avec grand plaisir mais, en même temps, ils veulent d’abord régler l’avenir à court terme de l’équipe avant de penser à ce qui devrait arriver dans huit ans.

QUI VEUT DE JEFF SKINNER ?

Plusieurs sources me disent qu’encore une fois les Hurricanes tentent de voir s’il y a un intérêt pour l’attaquant Jeff Skinner. Malheureusement pour le directeur général de l’équipe, Ron Francis, la réponse n’est pas tellement positive. Âgé de seulement 23 ans, l’attaquant des Hurricanes se dirige vers une deuxième saison difficile, alors qu’il n’a amassé que deux points en huit rencontres cette saison. C’est beaucoup pour un joueur qui fait un salaire de six millions de dollars par année et ce sera le cas encore pour les trois prochaines saisons. Pas besoin de vous dire que Ron Francis devra se montrer ingénieux pour échanger un joueur qui a grandement ralenti depuis deux ans.

STAMKOS N’IRA PAS À CALGARY

Une information voulant que les Flames aient un intérêt marqué envers Steven Stamkos a fait exploser Twitter et a eu aussi l’effet d’une bombe à Calgary. Mais les partisans des Flames ne devraient pas retenir leur souffle. Sean Monahan ne sera pas échangé contre un joueur qui deviendra joueur autonome sans compensation le premier juillet. Par contre, si le Lightning n’est pas en mesure de s’entendre avec lui d’ici la date limite des transactions, les rumeurs seront très nombreuses. Steven Stamkos contrôle complètement sa destinée avec une clause de non-mouvement qui empêche le Lightning de l’échanger sans son consentement.