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Le quart de la production agricole pourrait devenir biologique en Gaspésie

Les tomates biologiques des Serres Jardins Natures de New Richmond se retrouvent même sur la côte est américaine.
Gracieuseté Les tomates biologiques des Serres Jardins Natures de New Richmond se retrouvent même sur la côte est américaine.

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NEW RICHMOND – L’Union des producteurs agricoles Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (UPAGÎM) souhaite augmenter à 25 % l’agriculture biologique sur son territoire au cours des trois prochaines années. La production québécoise se situe à moins de 10 %.

« C’est ambitieux, mais le contexte s’y prête bien. On sent une volonté de développement de l’agriculture biologique par un programme spécial du ministère de l’Agriculture, le marché se développe de plus en plus et la demande est de plus en plus forte », explique le président de l’UPAGIM, Christian Côté, aussi président des Serres Jardins Natures de New Richmond, un important producteur de tomates biologiques.

Déjà, la Gaspésie a une tradition biologique dans sa culture alors que 20 % des agriculteurs produisent sous cette forme, dont 10 % ont une certification bio alors que cette proportion n’est que de 5 % à travers la province.

Pour atteindre la cible de 25 %, il faudrait convaincre une vingtaine de producteurs gaspésiens de franchir le pas.

« J’espère qu’on va recruter. C’est volontaire. Mais le fait qu’il y ait des opportunités de marché fait que ça peut intéresser des producteurs », pense M. Côté.

L’UPA s’est entendue avec les directions régionales du MAPAQ et de la Financière agricole pour supporter ceux qui veulent emprunter cette voie.

Avant de pouvoir se dire producteur biologique, il faut de trois à cinq ans aux terres pour qu’elles se débarrassent des effets de la culture traditionnelle.

« C’est pour ça qu’il y a un risque pour les agriculteurs. La ferme qui fait la transition doit attendre de trois à cinq ans avant de pouvoir se dire bio. Il faut être convaincu et avoir une bonne formation pour réussir la transition », explique le président de l’UPA.

La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine compte 280 producteurs agricoles, dont une trentaine sont certifiés biologiques.

Le chiffre d’affaires biologique est de 5 millions $.

Des produits exportés

La région regorge de produits biologiques exportés ailleurs au Québec, au pays et même à travers le monde.

On compte notamment la production de tomates en serres, le sirop d’érable, la production de miel, des céréales et de viandes biologiques.

Les producteurs gaspésiens n’ont aucune difficulté à écouler leurs productions.

« Oui, on en exporte en grandes quantités. Aux Serres Jardins Natures, plus de 80 % de notre marché est à l’extérieur soit le Québec, les Maritimes, l’Ontario et la côte est Américaine.

Les producteurs de sirop d’érable exportent jusqu’au Japon. Je pense qu’on a le vent dans les voiles », souligne le président.

Et c’est payant pour l’agriculteur qui peut compter sur un revenu supérieur de 10 à 25 %, selon les productions.

« Les consommateurs sont prêts à payer pour de la qualité », conclut M. Côté.