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Projet pilote pour apprendre à utiliser le pistolet à impulsions électriques

Projet pilote pour apprendre à utiliser le pistolet à impulsions électriques
Photo d'archives / Agence QMI

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La Sûreté du Québec met en place un projet pilote sur l’utilisation du pistolet à impulsions électriques. Cinq régions ont été sélectionnées, trois autour de Montréal, la MRC de Drummondville et la ville de Shawinigan.

Pendant un an, 10 policiers dans chacune des régions choisies recevront une formation de trois jours afin de pouvoir utiliser ce type de pistolet, qui émet une décharge de 50 000 volts. La personne atteinte par une telle décharge devient incapable de bouger pendant 4 à 5 secondes, suffisamment pour qu'un policier l'immobilise.

Selon un ancien policier de la Sûreté du Québec, il s’agit d’une excellente nouvelle.

Une porte-parole de la SQ, la sergente Éloïse Cossette, mentionne que «les endroits ont été choisis en fonction des grandes chances de pouvoir l’utiliser»

Le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec, Pierre Veilleux, a ajouté que «Drummondville et Shawinigan sont deux unités où on a remarqué un plus grand nombre d’événements impliquant une altercation physique».

C'est justement dans ces cas-là que le pistolet à impulsion électrique pourrait être utilisé, lorsque le bâton télescopique ou le poivre de Cayenne ne serait pas suffisant. C’est le cas lorsqu’un individu est fortement intoxiqué ou en crise.

Selon Michel Oligny, «lorsque l’individu ne comprend rien, est malade, en crise, en délire, là, il faut le contrôler parce qu’il devient un danger pour lui et pour autrui».

Le choix de Shawinigan parmi les endroits ciblés par la Sûreté du Québec pour mener ce projet pilote est bien accueilli par le maire Michel Angers. «Il s’agit d’une bonne chose pour tout le monde. Ça protège à la fois nos citoyens et nos policiers», a-t-il commenté.

Même si les risques de blessures graves ou de décès sont moins grands avec le Taser, son utilisation ne doit arriver qu'en dernier recours selon Michel Oligny.

«Avant de prendre n'importe quelle arme, le Taser, le poivre de Cayenne, le bâton télescopique ou une arme à feu, ce qu’on enseigne à l’École nationale de police, c’est qu’il faut d’abord dialoguer, jaser», a-t-il dit. Mais en cas de nécessité, le pistolet à impulsions électriques pourra être utilisé, au moins pour la prochaine année.