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Peu de Québécois font des dons monétaires

Leurs capacités financières les freine dans leur élan de générosité, indique un sondage

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photo d’archives Plusieurs organismes, particulièrement dans le temps des Fêtes, sollicite le temps et l’argent des Québécois pour venir en aide aux plus démunis.

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Les Québécois croient beaucoup à la philanthropie, mais ne sont pas toujours enclins à s’impliquer pour une cause, considérant que leurs impôts devraient suffire à subvenir aux besoins.

Une très vaste majorité de Québécois, soit 80 % des gens, aimerait bien donner du temps ou de l’argent aux personnes dans le besoin, mais seulement un sur deux affirme s’impliquer régulièrement.

C’est ce que révèle un sondage commandé par l’Institut Mallet, un lieu de recherche et de réflexion sur l’action philanthropique au Québec.

«L’action ne suit pas toujours l’intention, ce résultat nous a surpris. Le grand défi sera de transformer l’intention en gestes concrets», constate Jean M. Gagné, président du C.A. de l’Institut Mallet, qui organise un Sommet sur la culture philanthropique les 10 et 11 novembre prochains.

«Ce sommet sera l’occasion de discuter et de réfléchir aux besoins qui vont en s’intensifiant et aux nouvelles façons d’amener les gens à s’impliquer», ajoute-t-il.

Si les Québécois ne s’impliquent pas autant qu’ils le souhaiteraient, c’est parce que deux personnes sur trois jugent que leurs impôts devraient suffire pour couvrir l’ensemble des besoins sociaux.

Selon 51 % des répondants, leur capacité financière serait un frein majeur à leurs ardeurs.

La religion, un moteur

Les femmes préfèrent donner du temps et s’impliquent plus collectivement alors que les hommes donnent de l’argent et ont un engagement plus individuel.

Le sondage révèle également que les francophones veulent aider les proches et encourager les organismes locaux tandis que les anglophones préfèrent miser davantage sur des organismes nationaux ou internationaux. L’implication de ces deux groupes est toutefois comparable, observe-t-on.

Fait à noter, la religion est encore un important moteur de philanthropie puisque la majorité, soit près de la moitié des personnes qui donnent de leur temps ou de leur argent, est croyante et pratiquante.

«C’est dans notre culture et dans notre histoire», avance M. Gagné.

Fait à noter, l’engagement philanthropique croît avec l’âge puisque 59 % des boomers affirment s’impliquer contre 40 % des Québécois nés au début des années 1980 et milieu des années 1990


♦ Ce sondage a été mené entre la fin janvier et la fin février 2015 auprès de 1758 répondants.

 

Portrait de la philanthropie au Québec

  • 75% considèrent que le don de temps ne suffit pas aux besoins des causes et des organismes 
  • 66% croient que la cause la plus populaire est celle défendue par les organismes aidant les personnes dans le besoin
  • 31% des Québécois donnent du temps
  • 25% des Québécois donnent de l’argent

 

Incitatifs à donner de son temps:

  • Plaisir ou intérêt: 36%
  • Réalisation d’un projet: 23%
  • Socialiser ou échanger: 20%
  • Devoir ou obligation: 13%
  • Ne sait pas: 6%
  • Autre: 2%
 

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