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Couper les photocopies pour économiser

Une commission scolaire veut centraliser ses impressions, ce qui ne fait pas l’affaire des enseignants

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Une commission scolaire de la Rive-Sud veut économiser sur les 40 millions de photocopies faites annuellement, mais les enseignants jugent que c’est trop bureaucratique et qu’il n’y a pas un sou à économiser.

La Commission scolaire des Hautes-Rivières a déjà commencé à retirer la majorité des photocopieuses et des imprimantes de ses 49 écoles.

La plupart des impressions sont maintenant centralisées au siège social de Saint-Jean-sur-Richelieu. L’utilisation de ces nouvelles machines plus performantes pour faire des impressions de masse est censée faire économiser de l’argent à la commission scolaire.

«Ça coûte environ 300 000 $ à 325 000 $ par année pour les copies», a indiqué François Bergeron, directeur du service des ressources matérielles de la commission scolaire.

Possibles retards

Les changements prévus soulèvent des questions chez Geneviève Lanoue, Mélanie Lorrain et Carl Tremblay, enseignants à la polyvalente Chanoine-Armand-Racicot, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Photo Le Journal de Montréal, Frédérique Giguère
Les changements prévus soulèvent des questions chez Geneviève Lanoue, Mélanie Lorrain et Carl Tremblay, enseignants à la polyvalente Chanoine-Armand-Racicot, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le hic, c’est que les enseignants devront maintenant prévoir un délai d’une semaine avant de recevoir leurs documents, selon M. Bergeron.

En périodes plus achalandées, comme les rentrées ou les examens de fin de session, les retards pourraient s’allonger.

«On nous a dit en assemblée générale que ça pouvait prendre minimum deux semaines. Ce n’est pas clair, a dit Carl Tremblay, enseignant en mathématiques à la polyvalente Chanoine-Armand-Racicot.

Ces changements sont loin de faire l’unanimité auprès des enseignants.

«Si j’ai une notion qui n’est pas bien comprise dans ma classe et que je veux faire des exercices de dernières minutes pour aider les élèves, je ne pourrai plus, a expliqué Mélanie Lorrain, enseignante en français. Avant que je reçoive mes copies, je vais déjà avoir passé à autre chose avec ma classe.»

Urgences

«Donc, nous, on va envoyer encore plus de copies pour se backer, mais on en aura pas nécessairement besoin. Je ne sais pas où ils pensent sauver de l’argent avec ça», a ajouté M. Tremblay.

Pour les urgences, les professeurs auront quand même accès à quelques imprimantes dans les écoles, mais ils devront respecter un quota annuel.

Le maximum sera d’environ 2000 à 3000 feuilles par année, selon M. Tremblay.

«On nous demande d’adapter notre enseignement, mais, là, ça ne fonctionne plus», a indiqué Geneviève Lanoue, professeure d’art plastique.

La commission scolaire n’est pas encore en mesure de chiffrer ses économies.

 

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