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Peu de réponses pour l’enfant brûlé à l’école

La Commission scolaire Rivière-du-Nord ne peut expliquer les brûlures causées à un enfant handicapé

Domenic Santone et famille
Photo Le Journal de Montréal, Dominique Scali John Santone et Sarina Ferrara Santone tentent de calmer la douleur intense de leur fils lourdement handicapé, Domenic, qui a subi des brûlures en classe.

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Les parents d’un enfant lourdement handicapé qui a été brûlé au deuxième degré à son école n’ont que peu de réponses de la part de la direction sur ce qui a pu causer l’accident.

Sarina et John Santone ont dû attendre cinq jours avant d’obtenir le rapport d’accident expliquant ce qui est arrivé à leur enfant gravement brûlé par une cafetière alors qu’il se trouvait en classe.

«Je suis en colère, lance la mère du jeune Domenic. Il y a plusieurs questions auxquelles ils n’ont pas répondu et je vois mon enfant souffrir», ajoute-t-elle avant de fondre en larmes.

Lundi dernier, Domenic Santone, 10 ans, était en classe lorsqu’il s’est approché en fauteuil roulant du comptoir où se trouvait une cafetière. Le garçon aurait alors «tapé» sur la cafetière.

«Nous nous sommes précipitées pour attraper la cafetière, mais une partie du café s’est déversée sur Domenic», peut-on lire dans le rapport signé par la directrice de l’école Horizon-Soleil de Saint-Jérôme, Nicole Leblanc.

Brûlé sur une bonne partie du ventre et à la cuisse droite, les vêtements­­ de l’enfant auraient été retirés et des compresses d’eau froide appliquées sur les brûlures. L’infirmière de l’école a également été appelée sur les lieux, indique-t-on.

«Je trouve qu’il y a eu négligence et que les actions prises n’étaient pas les bonnes», déplore Sarina Ferrara Santone.

Analyse à faire

Comment une cafetière a pu se trouver dans une classe spéciale, à la portée d’un enfant qui, comme Domenic, a le développement intellectuel d’un bébé de 10 mois?

La Commission scolaire de la Rivière-du-Nord n’a pu fournir d’explications sur les circonstances entourant le triste incident, ni aux parents ni au Journal. La responsable des communications refuse de dire quand elle­­ sera en mesure de transmettre ces informations.

«Il faut faire l’analyse de ce qui s’est passé. Ce sont les ressources humaines qui se chargent de ça et je n'ai pas à leur poser la question», tranche Nadyne Brochu.

«Nous n’avons aucune politique concernant l’utilisation d’une cafetière dans les classes. On n’encadre pas le café­­», ajoute-t-elle.

Greffe de peau

Depuis l’accident, la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord a demandé aux directions de ses écoles d’éviter que de telles situations se reproduisent.

Domenic souffre terriblement, disent ses parents. Selon un billet médical, il devra sans doute être opéré pour recevoir une greffe de peau.

Il ne peut prendre suffisamment de morphine pour soulager ses douleurs, car son système respiratoire ne peut l’assumer, explique sa mère.

 

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