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Le Palmarès des écoles secondaires du Québec: 47 institutions réalisent un tour de force

Ces 47 écoles affichent une progression remarquable dans le Palmarès

Le Palmarès des écoles secondaires du Québec: 47 institutions réalisent un tour de force
Photo Journal de Québec, Daniel Mallard

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Une cinquantaine d’écoles secondaires ont réussi cette année un véritable tour de force en gravissant les échelons du Palmarès des écoles du Journal. À l’échelle provinciale, les résultats des élèves sont toutefois à la baisse en français.

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Sur les 454 écoles secondaires qui figurent au palmarès cette année, 47 se sont améliorées de façon significative en cinq ans, alors que, l’an dernier, la performance des écoles était en hausse chez 36 d’entre elles.

«L’amélioration est extrêmement importante. Une école n’a pas besoin de se classer parmi les meilleures pour s’améliorer», affirme Peter Cowley, auteur de ce classement réalisé par l’Institut Fraser.

Pour certaines écoles, la progression est spectaculaire. C’est le cas de l’école secondaire Vallées-des-Lacs, dans le Bas-Saint-Laurent, qui a réussi cette année à se hisser parmi les 10 meilleures écoles publiques, et ce, sans sélectionner ses élèves, qui sont issus d’un milieu défavorisé.

Peter Cowley, Institut Fraser
Peter Cowley, Institut Fraser

Résultats à la baisse en français

Le Palmarès des écoles du Journal – qui sera publié en totalité samedi, à l’intérieur d’un cahier de 32 pages contenant des données pour chacun des 454 établissements – est basé en grande partie sur les résultats des élèves aux examens ministériels de quatrième et cinquième secondaires.

Ces données permettent de constater que, depuis cinq ans, les résultats des élèves sont à la baisse en français, alors qu’ils sont plutôt stables dans les autres matières.

La moyenne en langue d’enseignement est passée de 72,8 % en 2010 à 69,1 % en 2015.

Il s’agit de la seule tendance statistiquement significative au cours de cette période, note M. Cowley.

Encore une fois cette année, le palmarès renferme deux classements, permettant de faire la distinction entre les établissements publics et privés.

Dans le réseau public, les écoles d’éducation internationale et à vocation particulière dominent le palmarès. Dans le réseau privé, c’est le réputé collège Jean-de-Brébeuf, à Montréal, qui se retrouve à nouveau en tête cette année. 

Un «outil précieux»

L’Institut Fraser considère que ce classement est un «outil précieux» pour les parents qui veulent comparer les écoles de leur quartier, tout en sachant très bien que cet exercice est loin de faire l’unanimité.

En basant ce classement sur les résultats des élèves, plusieurs autres aspects de l’école sont mis de côté, reconnaît Peter Cowley. Mais il s’agit des seules données objectives disponibles pour mesurer la performance des écoles les unes par rapport aux autres, souligne son auteur, qui réalise des palmarès semblables en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Ce palmarès n’indique pas non plus pourquoi une école obtient ou non de bons résultats, admet son auteur. Plusieurs trônent en tête parce qu’elles sélectionnent minutieusement leurs élèves, une réalité qui n’a rien à voir avec celle d’une école située en milieu défavorisé et qui ouvre ses portes à tous les types d’élèves sans distinction.

L’important, selon M. Cowley, est plutôt de permettre à des établissements de s’inspirer des succès des écoles comparables. «Les écoles qui s’améliorent sont celles qui montrent la voie. Il est possible de faire mieux. Elles en sont la preuve.»

* COMMENT SONT CLASSÉES LES INSTITUTIONS?
Le Palmarès des écoles du Journal , réalisé par l’Institut Fraser, classe les écoles secondaires publiques et privées en fonction d’une «cote globale», qui est basée en bonne partie sur les résultats des élèves aux examens ministériels de quatrième et cinquième secondaires. À cet indicateur s’ajoutent entre autres l’écart entre les garçons et les filles et la proportion d’élèves qui accusent un retard dans leur parcours scolaire. Les données de l’Institut Fraser font aussi état du pourcentage d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation (ÉHDAA) de chaque école, ce qui peut expliquer en partie la 
performance d’une école.
 
 
LE TOP 10
ÉCOLES PUBLIQUES
(cote globale sur 10)
9,7
École d’éducation internationale
McMasterville  
9,5
École internationale de Montréal
Westmount    
9,3
École d’éducation internationale
Laval  
8,8
Cardinal-Roy
Québec    
8,6
Royal West
Montréal-Ouest
8,6
Mont-Royal
Mont-Royal  
8,2
Vincent Massey
Montréal     
8,2
De Roberval
Montréal    
8,2
Le tandem
Victoriaville  
8,0
Vallée-des-Lacs
Saint-Michel-du-Squatec    
ÉCOLES PRIVÉES
(cote globale sur 10)
10,0
Jean-de-Brébeuf
Montréal
9,9
Jean-Eudes
Montréal     
9,8
Sainte-Anne de Lachine
Montréal (Lachine)    
9,7
Notre-Dame
Montréal     
9,7
Saint-Joseph de Hull
Gatineau
9,5
Saint-Nom-de-Marie
Montréal 
9,4
Durocher Saint-Lambert
Saint-Lambert    
9,4
Sainte-Marcelline
Montréal       
9,4
Jean de la Mennais
La Prairie
9,4
Keranna
Trois-Rivières 

DEUX FAITS SAILLANTS DE L’ÉDITION 2015

1- Baisse des résultats en français
 
Au cours des dernières années, les résultats des élèves aux examens du Ministère ont été relativement stables, à une exception près: les résultats en langue d’enseignement sont en baisse, passant d’une moyenne de 72,8 % en 2010 à 69,1 % en 2014. Ce sont principalement les élèves francophones qui ont moins bien réussi leur examen. «On voit un lent déclin, mais qui est quand même statistiquement significatif», affirme Peter Cowley, de l’Institut Fraser. 
 
2- Les filles meilleures que les garçons
 
Les données du palmarès confirment que les filles réussissent mieux que les garçons sur les bancs d’école, particulièrement en français et en anglais. En 2013-2014, les filles étaient meilleures que leurs camarades masculins en langue d’enseignement dans 96 % des écoles, une proportion qui diminue à 70 % en mathématiques.

Les écoles secondaires québécoises en chiffres

  • 785: élèves en moyenne
  • 22 %: d’élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (ÉHDAA)
  • 17 %: d’élèves en retard