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La vraie histoire du rapport Payette

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Beaucoup de choses ont déjà été dites ou écrites, mais je tiens à vous raconter la vraie histoire du rapport sur la radio de Québec préparé par Dominique Payette.

Beaucoup de choses ont déjà été dites ou écrites, mais je tiens à vous raconter la vraie histoire du rapport sur la radio de Québec préparé par Dominique Payette.

Tout s’est joué un matin du printemps 2014 dans les studios de Radio X à Québec, en pleine campagne électorale.

Ce matin-là, pour Dominique Payette, la radio de Québec n’était pas une entreprise entretenant un «régime de peur». C’était pour elle une tribune légitime pour venir se «ploguer» comme candidate péquiste dans le comté de Charlesbourg où j’ai grandi.

Elle était certainement convaincue d’avoir le dessus sur des animateurs moins cultivés, moins diplômés, moins expérimentés qu’elle.

En fait, ce matin-là, elle venait parler de la charte, la foutue charte des valeurs du PQ.

QUIZ ORSAINVILLE

Quelques secondes avant le début de l’entrevue qui s’annonçait ennuyante au possible, j’ai décidé de griffonner sur un bout de papier trois questions faciles concernant son comté que j’allais lui poser pendant la conversation.

Un nom de rue, un nom d’aréna, le nom du dernier maire de la Ville de Charlesbourg.

J’avais appelé ça le «Quiz Orsainville».

Comme je le redoutais, cette grande intellectuelle, professeure à l’Université Laval ne connaissait rien du comté qu’elle voulait représenter. Zéro en trois.

De toute évidence, être députée de Charlesbourg ne l’intéressait pas vraiment. Elle voulait plutôt marquer l’histoire et faire partie du gouvernement ayant voté la charte. On aurait parlé d’elle et de son gouvernement pendant des décennies, comme on parle encore de la loi 101 aujourd’hui.

Ce matin-là, la radio de Québec l’a ramenée sur le plancher des vaches et a «scrappé» son agenda. Ce fut, de mémoire, sa seule entrevue à la radio de Québec.

Vous connaissez la suite. Elle a lamentablement perdu son élection. Pour cette raison et pour un paquet d’autres raisons.

Mais elle a clairement blâmé la radio de Québec pour sa défaite. Son amie Pauline lui a alors permis de se venger en utilisant des fonds publics pour dépeindre les animateurs de radio comme des intimidateurs de cour d’école.

Évidemment, elle n’aurait pas été traitée comme ça à Radio-Canada ou dans une radio montréalaise.

Ailleurs, on l’aurait écouté parler de la charte. Au fond, c’est ce qui dérange le plus cette élite.

La radio de Québec est faite et écoutée par des gens ordinaires préoccupés par des enjeux terre-à-terre.

NOMBRILISME MONTRÉALAIS

C’était drôle d’entendre les médias montréalais sur cette histoire de rapport cette semaine.

Le plus drôle, c’est Benoit Dutrizac. Il m’a beaucoup fait rire l’autre midi à la radio. Il discutait du rapport Payette avec Gilles Parent.

Pendant l’entrevue, Dutrizac se plaignait à Parent que les animateurs de radio de Québec «pensaient tous pareil».

Comme si la radio montréalaise, elle, offrait une meilleure variété de points vue!

Pauvre Benoit! Je ne me souviens pas d’avoir entendu un animateur de radio montréalais vanter les positions de Stephen Harper ou de la droite en général. L’opinion qu’on y entend parfois est toujours orientée vers la gauche, contre le patronat, contre les Anglais, pour le nationalisme québécois.

Mais ça, c’est le «bon bord» aux yeux des nombrilistes montréalais qui sortent rarement de leur île comme Dutrizac. Ça prendrait un rapport pour étudier ça.

 

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