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Ils veulent un salaire minimum à 15$

Ils veulent un salaire minimum à 15$
Photo Agence QMI, MAXIME DELAND

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MONTRÉAL |  Une quarantaine de manifestants se sont réunis devant le bureau du premier ministre pour revendiquer une hausse du salaire minimum à 15 $ de l'heure, ce mardi.

Ils s'inspirent d'un mouvement né aux États-Unis, où des travailleurs de magasins à grande surface et de chaînes de restauration rapide se mobilisent depuis quelques années pour avoir de meilleures conditions salariales. Au Canada, seule l'Alberta prévoit hausser son salaire minimum jusqu'à 15 $ de l'heure d'ici à 2018. Au Québec, ce taux est actuellement à 10,55 $ de l'heure.

Selon Julien Daigneault, porte-parole de l'initiative à Montréal, le salaire minimum ne permet pas de vivre de manière décente ni «d'avoir des chances d'améliorer sa condition de vie. Le salaire minimum ne permet pas du tout de sortir de la pauvreté ni de l'endettement. C'est pour ça qu'on pousse un salaire minimum de 15 $ de l'heure, qui est un salaire minimum viable, tel que démontré par une étude de l'IRIS récemment».

M. Daigneault ne réfute pas le fait que certaines petites et moyennes entreprises pourraient ne pas pouvoir verser un tel salaire horaire à leurs employés. Il propose l’exemple de la Ville de Seattle, aux États-Unis, où les PME doivent démontrer leur incapacité financière, chiffres à l’appui.

Dans de tels cas, les entreprises bénéficient d’une subvention versée à partir d’une taxe supplémentaire prélevée auprès des grandes entreprises, telles que Walmart, soutient M. Daigneault.

Aux États-Unis, plusieurs travailleurs de McDonald’s, Burger King et KFC ne sont pas entrés au travail pour appuyer cette revendication.

- Avec l'Agence QMI