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Peu à craindre des migrants, dit la communauté syrienne et musulmane

Youssef Shoufan, cofondateur de la Maison de la Syrie, fait confiance au gouvernement pour la sélection des réfugiés syriens.
Photo ben pelosse Youssef Shoufan, cofondateur de la Maison de la Syrie, fait confiance au gouvernement pour la sélection des réfugiés syriens.

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Les Québécois ont peu à crainDre qu’un terroriste s’immisce parmi le flot de réfugiés syriens, affirment des représentants de la communauté musulmane et syrienne.

Les doutes soulevés par plusieurs internautes sur les réseaux sociaux au cours des derniers jours, à savoir si des personnes mal intentionnées pourraient se glisser parmi les réfugiés qu’accueillera le Québec, en ont fait bondir plus d’un.

Déçus

«À ce que je me souvienne, les derniers actes terroristes (en sol canadien) ont été commis par deux Canadiens français. Il y a déjà 17 000 Syriens à Montréal présentement et les gens ici ne semblent pas être des terroristes», a lancé au Journal Paul Clarke, d’Action réfugiés Montréal.

Youssef Shoufan, de la Maison de la Syrie, l’avoue franchement: il trouve certaines réactions «décevantes».

Haroun Bouazzi, AMAL
Photo courtoisie
Haroun Bouazzi, AMAL

«Des fois, ça donne le goût d’abandonner. Toutes les choses que nous faisons sont très positives. Mais il y a cette haine, cette peur», dit-il.

Comme des représentants de la communauté musulmane de Montréal, ce dernier demande à la population de faire confiance aux autorités en place.

«Le gouvernement fédéral va choisir parmi des gens qui ont déjà été sélectionnés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Les gens pensent que n’importe qui viendra ici. Mais il y aura des vérifications en amont et en aval», affirme l’homme d’origine syrienne.

Prudence

Le portrait n’est pas tout noir. Bon nombre de Québécois offrent présentement leurs services aux organismes qui accueillent des réfugiés, ont confirmé plusieurs organismes.

Néanmoins, tous s’entendent pour dire que le système n’est pas «parfait» et qu’on ne peut qu’espérer que les différents mécanismes de sécurité soient efficaces.

«C’est important, la protection de nos communautés. On peut espérer que les forces de l’ordre feront bien leur travail et s’assureront de la sécurité de tous», souligne Khalid Butt, du Mouvement Ahmadiyya.

De son côté, le président de l'Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL), Haroun Bouazzi, lance un appel à la tolérance.

«On peut comprendre la peur de nos concitoyens, mais il faut être conscient de notre histoire. Nous avons refusé un bateau de réfugiés juifs à la fin de la Seconde Guerre mondiale et nous en avons eu honte ensuite. On doit aider ces gens.»

 

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