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325 000 $ pour révover une chapelle pour les détenus

Les travaux réalisés à la prison de Bordeaux ont pris fin en avril 2014

Entre les murs du Centre de détention de Montréal, les détenus peuvent bénéficier d’une chapelle toute restaurée pour se recueillir et faire pardonner leurs fautes.
Photo d'archives Entre les murs du Centre de détention de Montréal, les détenus peuvent bénéficier d’une chapelle toute restaurée pour se recueillir et faire pardonner leurs fautes.

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À l’ombre des regards, les détenus de la prison de Bordeaux à Montréal bénéficient depuis quelques mois d’une chapelle complètement restaurée au coût de 325 000 $.

Pour célébrer les 100 ans de la prison de Bordeaux construite en 1912, la Société québécoise des infrastructures (SQI) a entrepris de rénover – et ainsi offrir aux détenus – une chapelle complètement restaurée. Une réfection à ce point importante qu’elle s’est même vue décerner une mention spéciale lors des prix d’excellence du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

Redonner une vocation

Sous la direction de la SQI, un budget de 324 000 $ a été attribué et une firme d’architectes a été embauchée pour redonner une vocation à la chapelle du Centre de détention de Montréal.

«Des travaux de maintien des actifs en raison d’infiltration d’eau; des travaux qui ont consisté en dégarnissage, réparation des allèges de fenêtres (murs d’appui), imperméabilisation, replâtrage des murs et peinture», explique le porte-parole de la SQI, Martin Roy.

Entre les murs du Centre de détention de Montréal, les détenus peuvent bénéficier d’une chapelle toute restaurée pour se recueillir et faire pardonner leurs fautes.
Photo courtoisie

Sans jamais avoir fait l’objet d’une annonce publique, les travaux ont pris fin en avril 2014.

Le Conseil du patrimoine religieux a toutefois honoré la SQI pour «saluer [ses] efforts exemplaires». «[La] mise en valeur des lieux dans un esprit de respect du patrimoine doit faire office d’exemple pour l’ensemble du parc immobilier de valeur patrimoniale géré par la société», estime le Conseil.

Une somme de 53 000 $ provenant notamment du budget discrétionnaire de l’ancien ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron, du Fonds de réinsertion sociale et d’une communauté religieuse a aussi été ajoutée pour des meubles d’église, un chemin de croix fixé au mur et un crucifix.

« Endroit extraordinaire »

L’un des architectes du projet, Paul Boudreau, a voulu rappeler la valeur architecturale de la prison de Bordeaux «faite en étoile». La prison est une des œuvres principales de J.-O. Marchand, l’un des premiers architectes de renommée internationale au Québec.

«Il a eu le génie de concevoir un plan où toutes les ailes résonnaient au point central qui était la chapelle», explique-t-il. À une époque où l’on croyait beaucoup à la religion comme moyen de réinsertion sociale, «le détenu qui était dans la cellule la plus éloignée pouvait entendre la messe à la chapelle», ajoute l’architecte.

Pour des raisons administratives et sécuritaires, la chapelle avait été reconfigurée dans les années 1970.

 

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