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Réfugiés syriens: les hommes seuls ne seront pas admis

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AFP En raison de préoccupations liées à la sécurité, seulement les femmes, les enfants ou les familles qui fuient la guerre civile en Syrie seront acceptés par le fédéral.

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OTTAWA |  Le gouvernement Trudeau n’acceptera pas d’hommes seuls qui ne font pas partie d’une famille, dans le cadre de son plan d’accueil des réfugiés syriens, a rapporté CBC, dimanche soir.

En raison de préoccupations liées à la sécurité, seulement les femmes, les enfants ou les familles qui fuient la guerre civile en Syrie seront acceptés par le fédéral.

Les détails du plan du gouvernement Trudeau seront dévoilés mardi, mais l’objectif d’accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici la fin de l’année demeure.

«Nous sommes déterminés à recevoir des réfugiés rapidement, mais nous sommes déterminés à le faire correctement», avait assuré vendredi le ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, John McCallum, sans dire s’ils seraient tous au pays d’ici la fin de l’année.

«L’engagement demeure de 25 000, mais les coûts et les détails seront révélés mardi», s’est borné à dire le ministre McCallum.

Une centaine de Syriens par jour vivant dans des camps de réfugiés au Liban ont fait l’objet de vérifications de sécurité par les autorités canadiennes depuis les six dernières semaines, selon CBC.

Le gouvernement Trudeau a affirmé que les bases militaires canadiennes pourraient être mises à contribution pour abriter les réfugiés et que le transport pourrait se faire par bateau ou par avion.

Le Québec a mentionné qu’il est prêt à accueillir davantage de réfugiés syriens que ce qui avait été convenu avec le gouvernement Harper, mais qu’Ottawa devrait alors débourser pour cet afflux supplémentaire.

Le maire de Québec Régis Labeaume avait créé une tempête médiatique mardi en affirmant qu’il souhaitait accueillir prioritairement les orphelins et les familles syriennes, plutôt que des «gars de 20 ans frustrés», à Québec.

«Si vous avez des orphelins, on va les prendre nous autres à Québec, parce qu’on se sentirait bien utiles. Je ne sais pas si c’est possible (...) Commençons par voir s’il y a des orphelins. Ensuite, des familles avec des enfants, puis des célibataires pas trop», avait affirmé le maire qui était revenu deux jours plus tard sur ses propos, sans toutefois s’excuser.

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