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Reprise incertaine des jours de classe perdus

La grève fera rater jusqu’à 8 jours d’école aux élèves

Sylvain Malette
Photo d'archives Sylvain Malette, président de la FAE

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Les enfants en congé forcé en raison du débrayage de leurs enseignants ne récupéreront peut-être pas les périodes de classe perdues. D’ici la pause des fêtes, les élèves pourraient ainsi avoir raté jusqu’à huit jours en trois mois.

Les enfants du Québec pourront-ils récupérer ces journées de grève perdues plus tard dans l’année? C’est la question que bien des parents se posent.

Tout dépendrait des ententes que concluront chacune des commissions scolaires avec leurs syndiqués, nous dit-on.

Pour le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Malette, il est hors de question que ses membres reprennent ces journées de débrayage plus tard. «Ces grèves sont légales, ce n’est pas vrai qu’on va se mettre à contourner le Code du travail. Je ne vois pas comment l’employeur peut attaquer le droit de grève», tonne-t-il.

«Qu’est-ce qui est le pire: trois jours de grève ou un parcours scolaire sans service aux enfants», insiste M. Malette.

la CSDM s’inquiète

De son côté, le ministre de l’Éducation, François Blais, indique par l’entremise de son attachée de presse qu’il ne peut obliger les enseignants à reprendre les journées perdues.

«Les premiers perdants des grèves sont les enfants et c’est au niveau local que ça se règle», a répété Julie White.

Mais la Commission scolaire de Montréal (CSDM) s’inquiète des trous qui se multiplient dans le calendrier scolaire.

Contrairement à ce qu’affirme l’attachée de presse du ministre, la CSDM dit s’adresser actuellement non pas à son syndicat d’enseignants, mais au ministère de l’Éducation afin que soient reprises les journées de débrayage.

«Il faut que le ministère de l’Éducation statue à cet effet. C’est pourquoi nous sommes en discussion avec eux à ce sujet», écrit dans un courriel Alain Perron, porte-parole de la CSDM.

Si le bras de fer entre les enseignants et le gouvernement se poursuit jusqu’en décembre, les membres de la FAE, qui représente 34 000 enseignants, auront exercé cinq jours de débrayage.

Le front commun qui représente notamment le personnel de soutien scolaire a voté trois autres journées de grève qui ont été exercées à l’automne.

Décision à venir

À la Commission scolaire Marie-Victorin, qui regroupe 72 écoles de la Rive-Sud, aucune décision n’a encore été prise. «Nous attendons la fin des moyens de pression pour faire le bilan et prendre une décision sur une éventuelle reprise des journées de grève», explique Catherine Giroux, conseillère en communication.

«Les journées de grève ne peuvent être reprises selon une entente locale prise avec le syndicat», répond pour sa part Barbara Blondeau, porte-parole de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

 

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