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Expédition sans précédent pour savoir où vont les bélugas en hiver

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Grâce à des émetteurs satellites installés sur trois bélugas, une équipe de scientifiques québécois tentera de savoir où précisément les bélugas passent l’hiver.

Ce délicat projet fait l’objet de discussions depuis plusieurs mois, dans l’objectif de choisir la méthode la moins invasive pour les bélugas.

Devant composer avec des données hivernales plus rares et sporadiques, les organisations ont senti l’urgence de répondre à la question, compte tenu du déclin de la population et de la hausse de mortalités des nouveau-nés ces dernières années.

Risque réel mais acceptable

«Nous avons retenu la méthode la moins invasive et testée ailleurs dans le monde, soit des émetteurs satellites», d’indiquer Robert Michaud, directeur du GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins). «Le risque était réel, mais acceptable».

Pendant un mois, l’équipe a recherché six mâles – ils sont plus robustes – pour les équiper du traceur. Les spécialistes ont utilisé un fusil à air comprimé avec une balise attachée à une flèche au système rétractable, au cas où la projection n’était pas maximale, chaque balise valant 4000 $. Deux crampons acérés et stérilisés qui pénètrent sous la peau ont permis de fixer correctement les émetteurs sur les animaux.

Toutefois, l’équipe a été déçue de constater rapidement que trois des six balises ont cessé d’émettre, suggérant qu’elles se sont détachées. «On est inquiets, on retient notre souffle chaque matin, mais c’est très motivant».

Il faut savoir que la balise émet une donnée chaque fois qu’elle revient en surface. Actuellement les émetteurs indiquent que les bélugas se trouvent un peu en bas de Sainte-Luce-sur-mer.

Motivations

Les spécialistes souhaitent savoir si un changement dans leur habitat d’hiver, comme la hausse de température de l’eau et la diminution du couvert de glace, pourrait avoir une incidence sur le déclin de la population de bélugas dans le Saint-Laurent. «Nous avons aussi le rôle de protéger leur habitat et c’est avec des données et non à l’aveugle que nous y parviendrons», de conclure monsieur Michaud.

Le projet «Sur la trace des bélugas», évalué à 125 000 $, est mené conjointement par le GREMM et Pêches et Océans Canada et supporté financièrement par le Fonds mondial pour la nature et la Fondation canadienne Donner. Il est le prélude à un projet plus imposant : une année avec les bélugas, qui fait l’objet de discussions présentement.

 

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