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Les jeunes dénoncent davantage la violence

Les victimes de violence conjugale sont plus jeunes

SOS violence conjugale lance une campagne de sensibilisation avec une nouvelle porte-parole, Ingrid Falaise auteure d’un livre sur son enfer avec un conjoint violent.
Photo isabelle maher SOS violence conjugale lance une campagne de sensibilisation avec une nouvelle porte-parole, Ingrid Falaise auteure d’un livre sur son enfer avec un conjoint violent.

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Les victimes de violence conjugale se manifestent de plus en plus tôt et sont donc plus jeunes, signe qu’elles endurent peut-être moins longtemps que leurs aînées.

«Elles arrivent enceintes dans les maisons d’hébergement pour femmes violentées alors qu’avant elles attendaient que les enfants soient grands», observe Joane Turgeon, directrice générale de SOS violence conjugale.

Chaque année, 25 000 personnes frappent à la porte de l’organisme. Le nombre de victimes est stable, mais leur âge diminue, observe-t-elle.

«J’ai l’impression que les jeunes remettent plus rapidement en question une relation amoureuse marquée par la violence», ajoute Mme Turgeon.

Au Québec, près de quatre victimes de violence conjugale sur dix qui se sont rapportées à la police en 2013 étaient âgées de 18 à 29 ans, selon le ministère de la Sécurité publique.

Joane Turgeon, SOS Violence conjugale
Photo d'archives
Joane Turgeon, SOS Violence conjugale

Les victimes âgées de 25 à 35 ans seraient trois fois plus susceptibles de rapporter de la violence conjugale que les personnes âgées de 45 ans et plus, révèle une enquête de Statistique Canada.

Depuis la publication d’un livre sur l’enfer qu’elle a vécu auprès d’un conjoint violent, Ingrid Falaise est submergée de témoignages de jeunes filles et d’hommes qui subissent de la violence dans l’intimité de leur couple.

«Des filles de 14 ou 16 ans sont venues me voir avec leur mère au Salon du livre. Elles pleuraient en me racontant qu’elles se sont reconnues dans mon histoire», raconte la comédienne devenue porte-parole bénévole de l’organisme SOS violence conjugale.

Campagne

Ingrid Falaise s’est d’ailleurs impliquée dans la création de quatre capsules vidéo dont l’objectif est d’inciter les victimes à identifier la violence conjugale et surtout, agir.

«Les mots ont été judicieusement choisis. On s’est demandé: qu’est-ce que les victimes ont besoin d’entendre pour s’en sortir?» explique-t-elle.

Réalisée par l’agence de publicité Brad, cette campagne de sensibilisation met en scène de jeunes comédiens qui décrivent plusieurs facettes de la violence conjugale.

«On a voulu un message proche des gens. Les comédiens s’adressent directement à la caméra et le ton est sobre. On voulait un message qui décrit la gradation dans la dynamique de la violence conjugale», explique Carle Coppens, chef de la création de l’agence Brad.

La campagne de publicité a été réalisée entièrement bénévolement. Bien que la problématique de la violence conjugale demeure, les budgets pour la sensibilisation ne suivent pas, explique-t-on.

 

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