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Feu vert au registre québécois des armes à feu

Armes a feu
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Pierre Moreau, a déposé son projet de loi sur l’immatriculation des armes à feu, qui mènera à la création d’un registre québécois des armes à feu.

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Appuyée par tous les partis à l’Assemblée nationale, la création d’un registre québécois des armes à feu ne se transformera pas en gaspillage de fonds publics comme ce fut le cas à Ottawa, assure le premier ministre Couillard.

Au lendemain de la tuerie en Californie et à quelques jours du 26e anniversaire du carnage de Polytechnique, le ministre par interim de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a déposé son projet de loi sur l’immatriculation des armes à feu, qui mènera à la création d’un registre québécois des armes à feu.

Les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale ayant applaudi le dépôt de ce projet de loi, son adoption, dans les prochains mois, ne devrait être qu’une formalité.

Lorsque ce sera chose faite, le gouvernement souhaite que ce soit le plus rapidement possible, les Québécois auront 12 mois pour immatriculer gratuitement leurs armes d’épaule.

Le gouvernement Couillard estime que la collecte de donnée initiale et la création du registre devraient couter 17 millions $. Par la suite, Québec estime que les coûts d’entretien du registre seront de 5 M$ par année.

Il y a un an presque jour pour jour, Philippe Couillard avait profité du 25e anniversaire de la tragédie de Polytechnique, au cours de laquelle 14 femmes avaient été abattues par un tireur fou, pour annoncer la création d’un tel registre propre au Québec.

«On a pris l’engagement qu’on le ferait, on le fait», a signalé le premier ministre, lors d’une mêlée de presse.

Un autre cafouillage à éviter

Si de façon unanime, tous les partis à l’Assemblée nationale sont favorables à la création d’un tel registre, plusieurs n’ont pas oublié la mauvaise expérience vécue par Ottawa.

Créé en 1995, le registre fédéral des armes à feu a été aboli par les conservateurs en 2013, après que ses coûts, estimés à 2 millions $ au départ, aient franchi la barre du milliard de dollars.

M. Couillard est convaincu que son gouvernement saura éviter un tel cafouillage.

«Tout est évitable. [...] Nous avons appris de ce qui est arrivé à Ottawa», a dit M. Couillard.

Prévenir d'autres drames

Entouré des porte-paroles des victimes et témoins de la tragédie de l’École Polytechnique et d'élus de chaque parti, «nous reflétons l'intention d'une très grande partie de la population du Québec, l'intention unanime de l'Assemblée nationale et que nous posons un geste qui va dans le sens de prévenir à l'avenir des drames liés à la possession des armes à feu», a déclaré le ministre de la sécurité publique par interim, Pierre Moreau, en conférence de presse.

Malgré la décision récente de la Cour suprême autorisant Ottawa à procéder à la destruction des données de son défunt registre des armes à feu, Québec espère s’entendre avec le gouvernement Trudeau pour récupérer celles concernant les propriétaires d’armes québécois, et ce même si ces informations n’ont pas été mises à jour depuis 2012.