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Des manifestants s’enchaînent à une valve de l’oléoduc d’Enbridge

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SAINTE-JUSTINE-DE-NEWTON – Tôt lundi matin, des manifestants se sont enchaînés à une valve sur un tronçon de l’oléoduc 9B à Saint-Justine-de-Newton, à la frontière du Québec et de l’Ontario, dans le but d’empêcher l’inversion du flux du pipeline d’Enbridge.

Trois personnes ont pénétré dans le périmètre grillagé entourant la valve, et se sont enchaînées à celle-ci après l’avoir fermée. Des tentes ont aussi été installées aux alentours, au total 25 personnes se trouvaient sur les lieux.

Peu avant 10 h, la Sûreté du Québec est arrivée sur place, ainsi que des équipes dépêchées par Enbridge. Celles-ci devaient évaluer si les manifestants avaient endommagé la machinerie. C’est aux alentours de 13 h 30 qu’une escouade tactique est arrivée à son tour.

Cette manifestation est l’initiative d’un groupe de citoyens inquiets de la mise en service de cet oléoduc. «Le projet de la ligne 9 d'Enbridge met à risque la santé de millions de personnes au Québec et en Ontario, qui voient leur eau potable menacée par cet oléoduc vieux de 40 ans qui traverse des rivières et cours d’eau majeurs dans les deux provinces, dont le lac Ontario et la rivière des Outaouais», a fait savoir le groupe dans un communiqué publié lundi matin.

«Il a fallu trois heures aux équipes d’Enbridge avant de se rendre sur place. Cela démontre le peu de mesures de sécurité mises en œuvre. Imaginez s’il y avait eu une fuite», a déclaré Martin Lapierre, l’un des citoyens opposés à l’oléoduc. Il a également mentionné que ce pipeline vieux de 40 ans aurait dû subir des tests de contrôle sur toute sa longueur avant d’être remis en service, ce qui n’a été fait que partiellement.

«Nous respectons le droit de s’exprimer de façon pacifique et légale, mais ce n’est pas le cas ici. Il n’est pas possible d’avoir une discussion constructive. Des poursuites sont possibles», a indiqué en entrevue Éric Prud’Homme, le porte-parole d’Enbridge.

Celui-ci a qualifié de «contradictoire» l’attitude des manifestants qui disent vouloir protéger l’environnement, mais qui sont prêts du même souffle à opérer des équipements de façon non sécuritaire. «Il faut avoir la protection et la formation nécessaires pour le faire», a soutenu M. Prud’Homme, qui a ajouté que rien n’a permis de démontrer jusqu’ici que la ligne 9B ne peut pas être opérée de façon sécuritaire à la fois pour la population et l’environnement.

«Il y a eu un processus de consultation, une commission parlementaire et un comité de travail. Notre objectif numéro un est la protection des gens et de l’environnement», a affirmé le porte-parole.