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En hommage à Barbara

Patrick Bruel était de passage dans la métropole cette semaine pour promouvoir son nouvel album, Très souvent, je pense à vous.
Photo Le Journal de Montréal, Martin Alarie Patrick Bruel était de passage dans la métropole cette semaine pour promouvoir son nouvel album, Très souvent, je pense à vous.

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Avec Très souvent, je pense à vous, Patrick Bruel réalise le projet d’une vie: rendre hommage à sa plus grande idole, Barbara. Le chanteur y reprend 15 des plus grands succès de celle dont les chansons le bercent depuis l’enfance. «Sa musique fait partie de ma vie depuis toujours», confie-t-il.

Patrick Bruel n’avait que huit ans lorsqu’il est tombé sous le charme de Barbara. Malgré son jeune âge, il a été séduit par la voix, les mots et les mélodies de cette grande dame de la chanson française.

Ce fut tout d’abord la pièce Madame qui a attiré son attention. Puis, Ma plus belle histoire d’amour et A mourir pour mourir sont venues le faire vibrer. Une histoire d’amour était née. Et cette histoire d’amour-là, elle était faite pour durer.

Au fil des ans, cette passion, cet «amour conditionnel» comme Patrick Bruel se plaît à préciser, a grandi. Petit à petit, elle s’est transformée avant de donner naissance à cet album, arrivé dans les bacs hier.

Patrick Bruel était de passage dans la métropole cette semaine pour promouvoir son nouvel album, Très souvent, je pense à vous.
Photo courtoisie

Poursuivre l’expérience

En 2008, le chanteur ajoutait une reprise du succès Vienne à sa tournée acoustique. Seul au piano, le chanteur a fait revivre les paroles de la grande diva française, devant un public charmé. Il a répété l’expérience en janvier dernier, cette fois-ci dans le cadre d’un concert symphonique sur la scène de l’Opéra Garnier.

C’est alors qu’est officiellement né le projet Très souvent, je pense à vous.

«Dès que j’ai terminé la chanson, un déclic s’est fait. Je me disais que je ne pouvais pas en rester là; je devais poursuivre l’expérience, la mener à bout», explique Patrick Bruel, rencontré lors de son passage dans la métropole plus tôt cette semaine.

Bien vite, les titres se sont accumulés. De Dis, quand reviendras-tu à L’aigle noir, sans oublier Göttingen, Nantes et Perlimpinpin, la liste s’est dressée; toutes des pièces qui ont eu un impact très précis sur la vie, et la carrière, de Patrick Bruel.

Dans le secret absolu

Le chanteur s’est alors isolé pour bosser «jour et nuit» sur cet album. Enfin, l’enregistrement s’est fait en plein cœur du 5e arrondissement, quartier où il a grandi. L’endroit idéal pour se plonger dans cet univers musical qu’il a découvert dans son enfance.

Le tout s’est fait dans le plus grand secret. Le projet n’a été annoncé que lorsque l’album­­ était fin prêt.

«Je voulais être certain que les chansons voulaient de moi. L’album­­ se devait d’être bien plus qu’un simple plaisir personnel. Mais quand j’ai reçu les réactions positives de mes proches, j’ai su que le projet avait sa raison d’être», confie-t-il.

La boucle a finalement été bouclée lorsqu’il a présenté quelques pièces à sa mère, celle qui l’avait initié à l’œuvre de Barbara. Un moment «très émouvant» pour la famille Bruel.

Certaines des pièces de l’album­­ Très souvent, je pense à vous devraient donc fort probablement figurer au programme des concerts symphoniques que Patrick Bruel donnera avec l’OSM en mai 2016. Nous avons peu de détails à ce sujet à l’heure qu’il est. Le passage à Montréal du chanteur avait également pour but de rencontrer le chef d’orchestre­­ Simon Leclerc­­ en vue de cet événement.

Très souvent, je pense à vous est présentement sur le marché.