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Français ou Québécois : qui utilise le plus d’anglicismes? Solange te répond!

Née au Québec d'une mère québécoise et d'un père roumain, Solange (Ina Mihalache, de son vrai nom) habite à Paris depuis 2004. Sa capsule «Québécois pour les nuls» a été vue plus de 1.1 millions de fois sur YouTube.
youtube.com Née au Québec d'une mère québécoise et d'un père roumain, Solange (Ina Mihalache, de son vrai nom) habite à Paris depuis 2004. Sa capsule «Québécois pour les nuls» a été vue plus de 1.1 millions de fois sur YouTube.

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Après avoir démystifié le dialecte québécois pour les Français dans sa capsule «Québécois pour les nuls», Solange s’attaque maintenant à un autre épineux débat linguistique: qui utilise le plus d’anglicismes, les Français ou les Québécois?

Pour y répondre, la native de Montréal et Française d’adoption a choisi de comparer le film québécois Starbuck à son «remake» (ou reprise, en bon français) français, Fonzy

Constat : la version française n’est qu’une pâle copie du film de Ken Scott, mais l’original est truffé de termes anglais et d’anglicisme, en particulier lorsque vient le temps de parler de chars.

Solange en a recensé 24 au total: flashers (clignottants), se parker (se stationner), pawnshop (prêteur sur gâge), fancé (chic, sophistiqué), de la business (des affaires), anyway (de toute façon), cute (mignon), la game (la partie), fucké (bizarre, brisé), tough (difficile), weird (étrange), les mots anglais sont omniprésents dans le film.

À l’opposé, Fonzy ne compte qu’un seul terme anglais : casting (audition). Ironiquement, c’est le terme français qui est privilégié dans la version originale.

 

Une langue vivante qui se panache

«Je ne suis pas du tout anti-anglicisme, précise toutefois Solange. Je trouve au contraire que le québécois est une langue vivante qui se panache et qui s’hybride au contact du bilinguisme environnant et ça me touche vraiment, ça m’émeut», poursuit-elle.

N’allez donc pas y voir une critique du français au Québec. C’est plutôt le lieu commun chez les Québécois voulant que les Français utilisent plus d’anglicismes, comme shopping ou parking, qui l'irrite.

À l’inverse, les Français auraient plutôt tendance à croire que les Québécois «luttent et se battent pour tout traduire».

«Ce qui est vrai, mais à l’écrit et dans la langue officielle des documents et de l’affichage, où vous aurez droit à tous ces néologismes, comme courriel, clavardage, baladodiffusion», dit-elle. «Mais le Québécois de tous les jours, dans son quotidien, sa langue elle est hybride, il y a de l’anglais dedans et on va pas le nier.»

Sa conclusion : «C’est pas pour rien que ça a marché, Starbuck, fallait pas s’aventurer à le refaire, c’était une très mauvaise idée. Thumbs up, le Québec !»

Alors, qu'en pensez-vous? Qui utilise le plus d’anglicismes?