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Quand les femmes vivront d’estime

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De tous les fléaux qui touchent la société, il y en a un qui m’interpelle particulièrement: l’estime de soi chez les femmes. Largement dépourvue de toute estime de moi pendant une grande partie de ma vie, j’ai développé un sens aigu pour le dénoter chez les autre. Et ce que j’ai pu observer depuis un an à ce sujet dans notre société m’a si profondément troublée, que j’ai décidé de fonder une entreprise pour aider les femmes à se bâtir une estime de soi solide.

La plupart d’entre nous ne voyons que ce que nous ne sommes pas, plutôt que de miser sur ce que nous sommes. C’est-à-dire des êtres vulnérables, imparfaits et uniques. À nous comparer ainsi aux autres comme à des normes imposées par la société, nous nous dévalorisons et nous perdons de vue notre véritable valeur. On cherche à se dépasser, croyant que c’est dans la performance qu’on va la trouver.

Ainsi on laisse aux autres le pouvoir de contrôler notre vie dans tous ses aspects, qu’ils soient : professionnel, amoureux, familial ou autre. En quête d’amour et d’approbation, on croit à tort que se choisir et se prioriser sont des actes de pur égoïsme. Et même si on se démarque et on se distingue, la base n’y est toujours pas. L’amour et l’acceptation sincère de soi font encore défaut au profit de l’image et du souci de ce que pourraient penser les autres.

On exige toujours plus de soi-même, et de ce fait, on exige pareil des autres, ce qui fait naître tous ces jugements que nous nous portons hypocritement. Le respect se meurt, qu’il soit porté vers nous ou vers les autres. Pourquoi ne pas être simplement nous-mêmes, au lieu de nous épuiser à devenir quelqu’un que nous ne sommes ? Succès et bien-être prennent source dans l’estime de soi. Alors pourquoi ne pas la cultiver?

Marie-Ève Lamontagne

Vous touchez à quelque chose de sensible chez la femme québécoise. Même si on a balancé la religion par-dessus bord depuis les années soixante dix, le vieux fond judéo-chrétien de notre éducation est demeuré. De là la difficulté des femmes québécoises à s’identifier comme méritantes, avec tout ce que ça entraine de travers destructeurs.