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«Le parti libéral n’est plus le parti de l’économie» dit Nathalie Normandeau

«Le parti libéral n’est plus le parti de l’économie» dit Nathalie Normandeau
Daniel Mallard/JOURNAL DE QUEBEC

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L’ex-vice-première ministre, Nathalie Normandeau, a sévèrement jugé son ancien parti en affirmant dans son émission au FM 93 que le «Parti libéral n’est plus le parti de l’économie».

«C’est la grande faiblesse, le talon d’Achille du gouvernement Couillard actuellement. On a fait plus de chômeurs qu’on a créé d’emplois au Québec», a-t-elle dit d’entrée de jeu en questionnant les auditeurs sur leurs attentes quant au gouvernement provincial en 2016.

Plus tard, lors du commentaire de Mario Dumont, Mme Normandeau en a remis en affirmant «ne pas sentir qu’il y a un capitaine à bord du bateau libéral».

«On ne sent pas, de la part de Philippe Couillard, qu’il y a une espèce d’obsession pour l’économie, d’obsession pour la création d’emploi. Si ça ne vient pas d’en haut, même si tu nommais la meilleure équipe économique du monde, je n’ai pas l’impression que ça va donner les résultats escomptés.»

«Le parti libéral n’est plus le parti de l’économie» dit Nathalie Normandeau
Archives Journal de Québec

Remaniement ministériel

La ministre a même dit du bout des lèvres souhaiter que le premier ministre procède à un remaniement ministériel.

«Le défi du gouvernement Couillard, car on parle d’une rumeur de remaniement quelque part au début janvier, je pense qu’il y a là une opportunité, une fenêtre qu’il ne peut pas manquer sur le plan économique, ça va prendre un homme fort ou même une femme forte, ça peut être une femme.»

Santé

L’ex-ministre a aussi critiqué le système de santé et la réforme du Dr Gaétan Barrette.

«Je trouve inacceptable qu’on soit confrontés à des temps d’attente comme ceux-là  [dans les urgences] et on a fait bien des études au fil des années et on a l’impression que le problème est insoluble», a-t-elle indiqué en ondes.

«Ça fait des années qu’on en parle. On a commandé des études pour savoir comment améliorer le réseau. On a des dizaines de millions d’études tablettées et on n’arrive jamais à mettre le doigt sur le bobo», a-t-elle conclu.