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Le projet Scorpion, la période noire de L’Allier

 En novembre 2003, 300 personnes avaient même manifesté devant l’hôtel de ville en scandant «L’Allier salaud, le peuple aura ta peau».
En novembre 2003, 300 personnes avaient même manifesté devant l’hôtel de ville en scandant «L’Allier salaud, le peuple aura ta peau».

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Le scandale de la prostitution juvénile a été «la période la plus noire» de la carrière politique de Jean-Paul L’Allier, selon l’attaché de presse du maire pendant cinq ans, Luci Tremblay.

Au lendemain du projet Scorpion qui a frappé Québec de plein fouet le 17 décembre 2002 avec l’arrestation de l’animateur Robert Gillet et plusieurs notables, une question était sur toutes les lèvres: qui est lié au réseau? Les rumeurs attisées par les radios parlées n’ont pas épargné Jean-Paul L’Allier.

«Ces liens étaient tellement proches avec Robert Gillet au point qu’on a soupçonné Jean-Paul L’Allier d’avoir des comportements comme Robert Gillet et probablement à tort», a analysé André Arthur sur les ondes de CHOI.

D’abord peu bavard, affirmant que le dossier relevait de la police, M. L’Allier avait ensuite fait une déclaration fracassante en parlant d'«une espèce d’odeur de purin qui flotte sur la ville».

Reste que M. L’Allier a continué à être montré du doigt pour son inaction. En novembre 2003, 300 personnes avaient même manifesté devant l’hôtel de ville en scandant «L’Allier salaud, le peuple aura ta peau».

Luci Tremblay, qui était membre de l’équipe de communication du maire à l’époque, affirme que M. L’Allier a vécu «très difficilement» ce scandale. «C’est probablement la période la plus noire de toute sa carrière politique. C’était difficile parce qu’il n’avait pas de contrôle. C’était des rumeurs, des perceptions négatives.»

Marc Bellemare se souvient aussi de cette ambiance suivant le scandale. «Ç’a été une grande injustice à mon avis parce qu’il a fait le maximum qu’il pouvait, mais les radios étaient déchaînées et la population aussi, on voyait des pédophiles partout.»