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Sears doit payer pour son erreur de prix

Un gros barbecue a été affiché par erreur à 69,99 $

BBQ
Photo courtoisie L’an dernier, 300 Canadiens ont tenté de profiter de cette erreur de prix sur le site web de Sears. L’un d’eux vient d’obtenir gain de cause devant les tribunaux.

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Sears Canada vient d’être condamnée par une juge de Sherbrooke à dédommager une cliente après avoir affiché un barbecue à 69,99 $ alors qu’il en valait 1119,99 $.

Le 2 avril 2015, Josée Therrien était tout excitée par la vente extraordinaire de barbecue chez Sears. Le site web annonçait une grosse machine à BTU à 69,99 $ comparativement à un prix régulier de 1119,99 $. L’offre était tellement bonne qu’elle a décidé d’en acheter deux.

Plus de 300 autres Canadiens ont fait de même avant que Sears constate son erreur.

La transaction avait beau avoir été débitée sur sa carte de crédit, la résidente de Dudswell a reçu le jour même un courriel de Sears mentionnant que les barbecues n’étaient plus «disponibles» avant de rembourser la cliente.

«La réceptionniste a pris ma commande et m’a indiqué qu’il y en avait en stock», plaide Mme Therrien. Face au refus de Sears d’honorer le prix affiché, elle intente un recours juridique.

En cour, le représentant de Sears mentionne qu’il s’agit d’une erreur et qu’elle n’a pas voulu vendre le barbecue à ce prix dérisoire. L’entreprise lui offre même 100 $ pour la dédommager, offre qu’elle refuse contrairement à plusieurs des 300 clients dans la même situation qu’elle. Sears soutient aussi qu’elle n’a pas eu l’intention de tromper ses clients.

«Cette manœuvre démontre une intention de tromper le consommateur», écrit la juge, qui condamne Sears à rembourser 609 $, soit le prix spécial du barbecue qu’a finalement dû payer Josée Therrien.

Pas nouveau

C’est la deuxième fois en moins d’un an que Sears Canada est condamné à la Cour du Québec pour avoir refusé d’honorer un prix affiché par erreur.

En juillet dernier, un module de jeu était au cœur du litige. Comme bien d’autres jeunes parents, Jessica Charest-Corriveau l’avait vu à 12,99 $ alors que le jeu valait 129,99 $. Encore là, cette erreur de bonne foi n’a pas empêché un juge de condamner le détaillant à ne faire payer que 12,99 $ à sa cliente.

Juste au Québec, l’Office de la protection du consommateur a reçu plus de 300 appels de clients frustrés par le refus de Sears d’honorer son prix affiché.

Mardi dernier, Le Journal relatait une autre histoire d’un citoyen de l’Outaouais ayant payé 39 $ un lave-vaisselle valant 1149 $ acheté chez Canadian Appliance. L’acheteur, Éric Vézina, songe à recourir lui aussi aux tribunaux pour cette offre extraordinaire dont il a profité à la dernière vente d’Après-Noël.

Ce que dit la loi

«Aucun commerçant ne peut, par quelque moyen que ce soit [...], exiger pour un bien ou un service un prix supérieur à celui qui est annoncé».