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Incendie à Charlesbourg: Guy Bertrand renversé par la bande audio

Incendie à Charlesbourg: Guy Bertrand renversé par la bande audio

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L’avocat Guy Bertrand, qui représente la famille de Charlesbourg qui a dû sauter du quatrième étage pour échapper à un incendie, a avoué avoir été «renversé» lorsqu’il a découvert la bande audio de l’intervention des pompiers vendredi.

 

Me Guy Bertrand
Archives Journal de Québec, Jean-François Desgagnés
Me Guy Bertrand

«Écoutez, je suis renversé [...] C’est absolument infernal», a-t-il confié en entrevue avec l’animateur Carl Monette sur les ondes de CHOI Radio X vendredi. Il écoutait pour la première fois des extraits de l’enregistrement audio des pompiers durant leur intervention sur la rue des Cyprès mercredi dernier, confirmant qu’une échelle était défectueuse.

Matière à poursuite

Pour l’avocat spécialisé en droits civiques, les nombreuses questions qui subsistent au lendemain de cette opération prouvent qu’il y a bel et bien matière à entamer une poursuite dans ce dossier.

«On est à Québec là! Ce n’est pas du bénévolat. On paie cher pour le service incendie et on s’imagine que ces gens-là sont équipés pour penser à tous les scénarios», a déploré Me Bertrand, qui se questionne sur l’existence d’un plan B lorsque les sapeurs sont confrontés à un bris d’une échelle.

Il se demande aussi si d’autres pompiers n'auraient pas pu intervenir pour aider, étant donner qu’une caserne se trouve à proximité des lieux de l’incendie.

«Je ne sais pas s’il y avait d’autres pompiers dans la caserne, on va le découvrir dans notre enquête, mais sûrement qu’il y avait d’autres personnes dans cette cabane-là en face qui pouvaient venir avec des matelas, n’importe quoi pour sauver ces gens-là», a-t-il déclaré.

Aspect politique

Selon l’avocat, «il y a un gros problème de politique municipale au niveau du service pompier» lorsqu’une échelle de pompiers ne fonctionne pas, puisqu’il appartient à l’administration de la ville de Québec de s’assurer que les normes de vérification de l’équipement soient bien appliquées dans toutes les casernes du service incendie du territoire.

Me Bertrand a cependant confiance en l’administration municipale dans ce dossier. «Je suis confiant quand même que dans cette cause-là, la Ville va avoir fait son enquête et qu’ils vont agir proprement et dignement», a-t-il confié.