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Gouvernement Couillard: sourd et insensible!

Louka Larose
Hugo Duchaîne

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La fermeture du centre de désintoxication Mélaric illustre à merveille la vision comptable de ce gouvernement qui n’en a que pour les chiffres et se fout éperdument des personnes.

La ministre Charlebois s’ajoute à cette liste de ministres qui sont incapables d’expliquer intelligemment leurs décisions et qui s’exaspèrent de voir des gens afficher leur détresse et leurs récriminations. Les ministres Heurtel, Charbonneau et Blais compétitionnent au même niveau dans le cafouillage et l’autoritarisme pour imposer ce qu’ils ne sont pas capables de justifier.

Les avances et les reculs du ministre de l’Environnement dans le déversement du collecteur d’égout à Montréal étaient pathétiques et démontraient le peu de sérieux du ministre dans son étude du dossier.

Les coupes paramétriques dans les centres de la petite enfance (CPE), proposées par la ministre de la Famille en se basant sur les budgets du tiers des CPE les plus bas et sans autres considérations socioéconomiques ou éducatives, reflètent sa totale incompréhension de ce qui se passe dans son réseau.

Le dépôt tardif du projet de loi sur la gouvernance par le ministre de l’Éducation, après qu’il se fut esquivé du débat démocratique que lui proposait l’Institut du Nouveau Monde, manifeste ses difficultés à donner du tonus à un projet qui devait nous présenter l’école du 21e siècle.

Il y a fort à parier que le ministre Hamad ne tardera pas à s’ajouter à la liste avec son projet de loi 70 qui accroîtra la pression sur les assistés sociaux tout en rendant moins influente la Commission des partenaires du marché du travail. Une autre action visant à réduire les contre-pouvoirs et à réduire au silence ceux qui ne partagent pas leur credo.

D’autres voix s’élèvent également pour déplorer les faiblesses économiques du gouvernement et s’interrogent sur les capacités des ministres Daoust et Leitao d’imprimer plus de vigueur dans l’investissement et l’innovation.

En parallèle, le ministre Arcand dialogue avec un cercle restreint de la communauté des affaires sur la politique énergétique du Québec, comme si ce n’était qu’une question de «business». «Ensemble, on fait des affaires profitables avec nos amis» dépeindrait mieux le slogan de la dernière campagne électorale. Cela nous aide peut-être mieux à comprendre le généreux contrat conclu avec TransCanada Corporation pour la centrale gazière de Bécancour où nous aurons à défrayer deux milliards pour de l’électricité qui n’aura pas été produite.

Le premier ministre continuera fort probablement de nous dire qu’il est fier de ses ministres et du travail accompli, révélant lui aussi son insensibilité et sa surdité aux arguments contraires à sa révolution néolibérale, mais il aurait tort de croire que tout va pour le mieux au pays du Québec et que le sort de la population s’améliore.

De toute façon, il s’en moque, car il n’y a rien de plus intéressant pour une bande de profiteurs qu’un champ de ruine qu’ils s’empresseront de reconstruire à vil prix avec un peu moins d’État et plus d’intérêts particuliers.