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Une 2e vie pour les Crazy Carpets

Crazy Transat, le transat de plage version hivers québécois

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Les couleurs vives et le plastique souple des Crazy Carpets ont inspiré un jeune designer qui a créé des chaises transats d’hiver, un nouveau concept à tester jusqu’à mardi soir au parc Sir-Wilfrid-Laurier.

«On voulait revisiter le classique de la chaise transat en sortant des interprétations déjà vues, explique Joël Desmarais, inventeur du Crazy Transat et fondateur de l’agence Machine Design Appliqué. Quand on a pensé aux Crazy Carpets, on s’est dit que c’était un clin d’œil intéressant aux hivers québécois et une façon ludique de changer son utilisation.»

En plus d’être souple, solide et résistante au froid, cette feuille de plastique habituellement utilisée pour glisser s’avère aussi être très proche de la taille du tissu des transats traditionnels. «La neige ne peut pas s’y accumuler et ça met un peu de couleurs dans l’hiver», ajoute le jeune entrepreneur précisant pouvoir réaliser des transats allant d’une à 12 places assises.

Passants séduits

Ce dimanche après-midi, au parc Sir-Wilfrid-Laurier, le Crazy Transat attire la curiosité.

«J’ai tout de suite reconnu le Crazy Carpet, c’est toute mon enfance, je suis née sur un Crazy Carpet», lance avec enthousiasme Jocelyne Pronovost, en balade avec une amie. «C’est très confortable, on s’y sent comme un peu en apesanteur.»

David Bélanger, un résident du quartier, a été attiré par la couleur. «C’est une bonne idée, c’est simple, efficace et innovant», résume-t-il.

Finalisé depuis une dizaine de jours, le prototype sera installé jusqu’à mardi soir au parc Sir-Wilfrid-Laurier avant d’être testé dans d’autres espaces fréquentés. «L’objectif est de voir comment les gens se l’approprient», poursuit M. Desmarais.

Festivals et stations de ski

Bien que fraichement sorti de l’agence de design, le concept semble déjà séduire des organisateurs d’évènements puisque l’entreprise montréalaise est en pourparlers avec des festivals d’hiver. «C’est très bon signe, car on vise principalement l’évènementiel, les stations de ski et les chalets.»

Pourtant, les passants rencontrés semblaient trouver le concept intéressant même en ville. «Moi, je m’assois rarement sur les bancs de bois l’hiver, car ils sont pleins de neige et mouillés», poursuit Mme Pronovost.

Créée en novembre 2014, l’agence Machine Design Appliqué a déjà plusieurs projets d’arts publics à son actif, dont Plyball, aux Jardins Gamelin, cet été, et le phare de Castelnau, dans Villeray.