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Légumes et fruits: des hausses de prix pour encore longtemps

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MONTRÉAL |  Pluies diluviennes en Floride, inondations en Californie, gel au Mexique: les caprices du climat seront le vrai baromètre des hausses des prix des fruits et légumes à venir, et ce, bien plus que la baisse du dollar canadien, selon des observateurs du milieu.

La crise des prix des aliments frais va se poursuivre, prévient Guy Milette, vice-président international et du développement des affaires de Courchesne Larose, l’un des principaux importateurs canadiens de fruits et légumes en provenance des États-Unis et du Mexique.

«Le taux de change n’est qu’un des facteurs. Les changements climatiques sont en train de changer complètement l’équilibre de l’offre et de la demande. On n’a jamais vu un marché de légumes aussi élevé et aussi longtemps. Ça va se poursuivre en février», ajoute-t-il.

Déjà, il faut s’attendre à une hausse vertigineuse des prix des poivrons et des zucchinis en raison de pluies soutenues en Floride.

Rappelons que les aliments frais et leur transport doivent être payés en dollars américains

Au plus offrant

«Et on ne fait pas exprès pour faire monter les prix», se défend Guy Millette. Il soutient que les grossistes tentent de manœuvrer avec les prix à la semaine, au mois et au quotidien, en évitant de rivaliser avec d’autres concurrents, comme des restaurateurs en forte demande.

L’homme d’affaires explique que dans ces pays qui produisent à l’année, les pertes des semis s’ajoutent aux pertes des récoltes, ce qui influence les prix pendant deux à trois mois. Les produits frais qui arrivent sur le marché sont alors vendus, au plus offrant, qui s’arrache le peu de caisses offertes. Et certains acheteurs sont prêts à mettre le prix pour obtenir des légumes devenus rares.

La crise des prix est actuellement plus criante dans les cultures de légumes que des fruits qui, comme les pommes, poires et agrumes, sont déjà récoltés pour plusieurs d’entre eux.

Marge de profits

De leur côté, les distributeurs alimentaires intermédiaires travaillent différemment, lorsqu’ils constatent que les prix de certains produits sont exorbitants.

«On essaie de diriger nos clients vers d’autres produits plus abordables pour compenser. On leur fournit diverses pistes de solutions à la semaine, pour les aider à sauver de l’argent, quand ils sont capables de le faire», explique Stéphane Martel, responsable des achats chez le distributeur Dubé Loiselle, qui fournit plusieurs écoles, garderies, hôpitaux et restaurants.

Par contre, les détaillants ne changeraient pas pour autant leur marge de profit qui, dans la section des fruits et légumes, peut grimper entre 40 et 48 %, confirment des sources bien informées.

Rappelons qu’entre les mois de novembre à juin, quelque 60 % des fruits et légumes proviennent d’importations en provenance de l’étranger, principalement les États-Unis et le Mexique.

Janvier 2015 comparativement à janvier 2016

Comparatif des aubaines selon le site www.onmagasine.ca

Céleri janvier 2015 : 0,99 $ - janvier 2016 : 1,99 $

Brocoli janvier 2015 : 0,99 $ - janvier 2016 : 1,98 $

Carottes janvier 2015 : 0,33 $/lb - janvier 2016 : 0,48 $/lb

Laitue iceberg: janvier 2015 : 0,99 $ - janvier 2016: 1,67 $

Laitue romaine, paquet de 3, janvier 2015 : 1,88 $/paquet - janvier 2016: 2,50 $/paquet