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6 raisons pour lesquelles j’aime (et déteste) le régime 3 heures

6 raisons pour lesquelles j’aime (et déteste) le régime 3 heures
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Personnellement, je ne crois pas aux régimes. Je pense qu’une alimentation saine avec le droit à des excès et des tricheries une fois de temps en temps, à laquelle s'ajoutent des activités physiques, est la clé du succès du maintien d’un poids santé. Et d’une bonne santé mentale.

Parce que oui, il se peut fort bien que d’ici la fin du projet «les débalancées», je devienne complètement marteau devant une boîte de sucre à la crème.

Donc oui, je suis un peu frileuse quand vient le temps d’essayer un nouveau régime pour notre projet. Je peux même dire que je suis la moins game des deux et que c’est sûrement moi qui vais abandonner un régime en premier parce que j’ai peur d’avoir des carences et que mon cœur lâche (bon, je suis un peu hypocondriaque aussi).

Mais ce régime là, bien qu’il ne soit pas parfait, je pense que je l’aime. Pis je le déteste.

La première fois que j’ai entendu parler de ce régime, c’était dans mon cours de biologie au cégep. Le prof nous expliquait que les aliments passent quatre heures dans l’estomac avant de descendre dans l’intestin et qu’il était donc logique de manger de plus petites portions plus souvent pour que le corps ne manque jamais de nourriture, mais qu’il n’en ait pas trop non plus. Le principe est simple; manger des repas de 400 calories et des collations de 100 calories toutes les 3 heures. Après l’avoir mis à l’épreuve, voici pourquoi j’aime et je déteste ce régime.

1.     Avec ce régime, je mange tout le temps.

Oui, toutes les 3 heures, on doit avoir quelque chose sous la dent pour avoir des résultats. Qu’on se le dise, j’adore manger. Alors, un régime qui m’oblige à manger, ça me convient totalement. À mon bureau, j’ai maintenant une cachette à collations. Bien sûr, il s'agit de collations minutieusement choisies et calculées, puisque les collations ne doivent pas dépasser 100 calories; des fruits, des crudités, des yogourts et des noix.

2.     Je n’ai jamais faim.

Normalement, quand arrive midi, je suis celle qui part en courant vers le four micro-ondes pour être certaine de faire chauffer mon repas en premier, parce que c’est mon estomac qui le veut. C’est mon estomac qui commande. J’ai faim. Tassez-vous tout l’monde. Mais avec ce régime, étant donné que j’ai mangé une bonne collation vers 10 h, je peux me permettre d’attendre jusqu’à 13 h pour entamer mon deuxième repas. De cette façon, je suis aussi un peu moins tentée par le sucre à la crème de ma chère collègue.

3.     Je peux manger ce que je veux.

Oui oui, ce que je veux. Pourvu qu’on s’en tienne aux 400 calories pour les repas et 100 calories pour les collations, tout est permis. Donc oui, le fish’n’chips de la cafétéria est permis. Le seul hic, c’est d’être capable d’arrêter d’en manger à 400 calories. Et comment je fais pour calculer 400 calories dans mon assiette ? Ouin... OK... Peut-être vaut-il mieux s’en tenir aux entrées qui sont plus petites.

4.     Ce régime n’a pas de restriction.

Les lipides, les glucides, les sucres lents ne sont pas des ennemis à éviter. Vous n’aurez donc pas à en parler tout le temps à tout le monde. Et quand les amis vous inviteront à souper, vous n’aurez pas à être la personne déplaisante qui ne mange rien parce qu’elle est au régime. Vous n’aurez qu’à réduire vos portions... à 400 calories.

5.     Je pense devenir folle à force de calculer toutes ces calories.

Même à l’épicerie, je me surprenais à tout calculer avant de mettre un article dans mon panier, alors que je n’ai jamais fait ça de ma vie et que j’ai toujours un peu jugé les gens qui le faisaient. Je dirais même que c’est un peu épuisant mentalement. Par contre, je sais maintenant qu’une pomme contient 52 calories; une banane, 89 calories; dans une bière, il y a 43 calories pour 100 grammes... Oui, je suis en train de devenir folle.

6.     Je pense toujours à la bouffe.

Peut-être que le calcul de mes calories en est venu à m’obséder, mais je pense toujours à ce que j’ai mangé, à ce que je mange et à mes prochaines consommations. Je regarde l’heure tout le temps. Est-ce l’heure de la collation? Et comment je vais m’arranger samedi quand j’irai dans un bar avec mes amis? Un verre de vin, c’est 120 calories, donc beaucoup sur un repas de 400 et trop pour l'envisager comme collation... Que faire? Ha oui, un vodka soda, ce n’est que 70 calories! Deal. Ouais, je le répète, je suis en train de devenir folle.

Bref, ce régime-là est idéal pour les gens qui aiment calculer sans arrêt et qui n’ont aucune vie sociale. Sans blague, j’aime bien ce régime parce que je n’ai aucune restriction, je peux manger varié, je n’ai aucune carence et je n’ai aucune baisse d’énergie. Je ne l’aime pas parce que je déteste calculer mes calories. Quand je suis avec mes amis, je veux profiter des gens autour de moi et non pas passer la soirée à calculer les calories que j’ingère. Pour une période de temps bien déterminée, ça va, mais comme mode de vie, ce n’est pas pour moi.

Sur ce, je vais me servir un bon verre de 120 calories.