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Du talent à toutes les sauces

De jeunes entrepreneurs se lancent dans le secteur alimentaire

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PHOTO JOËL LEMAY, AGENCE QMI Stéphanie David a quitté un bon emploi pour acheter Les Aliments Si-bon avec une amie et leurs conjoints respectifs.

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Tous les quatre avaient un bel emploi stable et payant dans des multinationales. Mais le goût de devenir entrepreneur ne les quittait pas. Profitant d’un congé de maternité, Stéphanie David s’est mise à la recherche d’entreprises à vendre. Elle partageait ses découvertes avec sa grande amie Amélie.

L’alimentation est leur passion. C’est donc vers ce type d’industrie que la nouvelle maman d’un quatrième enfant a fouillé à gauche et à droite à travers son réseau de contacts, jusqu’à ce qu’elle ait un coup de cœur pour Les Aliments Si-bon, de Terrebonne.

Persuasives, les deux amies convainquent leurs conjoints de faire le saut avec elles, après avoir fait une série de vérifications et de communications avec les propriétaires de l’entreprise agroalimentaire, détentrice de la marque Délices d’autrefois. Il ne restait qu’à trouver les fonds pour acheter l’entreprise.

«Il fallait leur montrer que nous allions apporter du renouveau à l’entreprise. Ma connaissance du domaine de la vente et la capacité des autres associés à réorganiser la gestion interne a rassuré les investisseurs. Nous avions la chance qu’à nous quatre nous avions une complémentarité de compétences et divers réseaux de contacts qui apportaient des garanties de succès», raconte Stéphanie David.

Maîtriser le domaine agroalimentaire

Une nouvelle équipe de gestionnaires, jeune, n’entre pas dans une entreprise établie comme dans un moulin.

Malgré leurs expériences, les nouveaux propriétaires doivent déblayer les us et coutumes de leur entreprise, découvrir ses forces et ses faiblesses, écouter et impliquer les employés dans leur rêve.

«On avait un plan à exécuter et des décisions d’affaires à prendre. Rapidement, on a plongé dans les nouvelles tendances alimentaires. Les gens veulent de bons aliments, santé, biologiques idéalement. L’idée de créer de nouvelles marques s’est imposée dès notre arrivée», complète François Woods, conjoint de Stéphanie David et associé dans l’entreprise.

Créateurs de marques

La marque NECTA voit le jour et rassemble des produits de miel et de sirop d’érable biologiques. La réponse, fort positive dans les supermarchés METRO, les incite à ajouter dans la liste des produits le sirop d’agave et le sucre de canne biologique.

«Necta nous a ouvert des horizons à l’extérieur du Québec. Nous faisons des ventes en Australie, au Japon et en France. Ce succès a créé d’autres possibilités», enchaîne le copropriétaire des Aliments Si-bon.

Kitchen Lab

METRO leur a proposé de créer une gamme de sauces à partir de légumes moches, qui seraient vendues exclusivement dans ses supermarchés.

«On n’avait pas de recettes et l’échéancier était très serré. Nous ne pouvions pas nous tromper. Il nous fallait des recettes surprenantes, raffinées, savoureuses. On a fait des dizaines de tests avec l’équipe qui était très présente dans la démarche. De là est né Kitchen Lab», relate Stéphanie David.

Les trois sauces vendues sous la marque Kitchen Lab se retrouvent dans tous les supermarchés METRO du Québec et bientôt de l’Ontario.

«On veut continuer à innover avec les besoins des consommateurs. Ce que Necta et Kitchen Lab nous apportent est très encourageant pour l’avenir», complète François Woods.

 

La compagnie

 

  • Nom de l’entreprise: Les Aliments Si-bon
  • Domaine d’affaires: Crée, fabrique et vend des produits alimentaires
  • Siège social: Terrebonne
  • Actionnaires: Stéphanie David, François Woods, Amélie Léger et Didier Pageon
  • Nombre d’employés: 40
  • Sites web: delicesdautrefois.ca et nectanature.com
  • Page Facebook: facebook.com/kitchenlab

UNE DE NOS MEILLEURES DÉCISIONS

«D’avoir su saisir l’opportunité de créer de nouvelles sauces, malgré le risque réel de nous tromper.»
 
UNE DE NOS PIRES DÉCISIONS
 
«On est jeunes, on n’a pas eu encore de pires décisions, mais on apprend tous les jours.»
 
UN CONSEIL AUX JEUNES ENTREPRENEURS
 
Quel conseil donneriez-vous à un jeune entrepreneur? «Ayez un plan et croyez-y. Puis foncez!»