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Énergie Est: Legault veut des «milliards» en redevances

François Legault
Photo d'archives François Legault

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BROMONT – TransCanada devra payer des milliards de dollars en redevances au Québec pour construire son oléoduc, s’il n’en tient qu’à François Legault.

«Si l’Alberta fait passer des milliards de dollars de baril de pétrole pour l’exportation, je pense que ce serait normal que le Québec obtienne des milliards de dollars de redevances. Je préfère recevoir des redevances que de la péréquation», a lancé François Legault mardi lors de la conférence de presse de clôture de son caucus présessionnel à Bromont.

L’opposition de Denis Coderre et de 80 maires de la région de Montréal au projet de pipeline de TransCanada a fait grand bruit la semaine dernière. Plusieurs politiciens de l’ouest du pays ont dénoncé le double discours du Québec, qui reçoit de la péréquation, mais lève le nez sur le pétrole canadien. Le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall a demandé aux maires de «poliment retourner leur part des 10 milliards en péréquation».

Le chef caquiste et son équipe ne condamnent pas ces propos. François Legault «comprend que certains» politiciens «fassent ce lien», tout comme son leader parlementaire François Bonnardel, qui parle d’une «vérité qui dérange».

Le chef estime toutefois que le Québec doit se servir de cet oléoduc pour s’enrichir et réduire sa dépendance.

Il demande maintenant au premier ministre Couillard «d’agir» et de trouver une solution puisque ce dossier est «très important pour l’Ouest canadien».

Daoust en Alberta

Alors que la controverse sur le pipeline d’Énergie Est bat son plein, le ministre Jacques Daoust doit se rendre lundi à Edmonton pour vanter les liens entre le Québec et l’Alberta.

L’évènement, organisé par la chambre de commerce, est commandité par TransCanada et Questerre Energy. Les intéressés doivent débourser entre 65 $ et 85 $ pour prendre part au «dîner-conférence» qui se tiendra au Fairmont Hotel Macdonald d’Edmonton, peut-on lire sur le carton d’invitation, obtenu par notre Bureau parlementaire.

À son bureau, on précise que le ministre Daoust a été approché par la chambre de commerce et qu’il n’était pas au courant des commanditaires de l’événement.

«Il s’en va parler de technologie verte, de technologie environnementale, d’éoliennes et il va être accompagné par 25 entreprises dans le domaine des technologies vertes», souligne son attachée de presse, Mélissa Turgeon.

Le fait que TransCanada commandite l’évènement ne pose pas de problème, selon elle. «C’est peut-être un bon signe, ça veut peut-être dire que TransCanada a commencé à comprendre les intérêts du Québec», insiste Mme Turgeon.

- Avec la collaboration de Geneviève Lajoie