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Péladeau jusqu’aux élections

Pierre Karl Péladeau
Photo Journal de Québec, Simon Clark Pierre Karl Péladeau

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Et voilà, c’est parti. Cette semaine aura vu plusieurs langues se délier pour discuter ouvertement des chances que Pierre Karl Péladeau ne se rende pas aux prochaines élections.

Pour connaître la bête qu’est le PQ, ma réponse est catégorique: oui, M. Péladeau ira jusqu’à l’échéance.

Une autre crise

Je ne dis pas que c’est impossible qu’il parte. Je crois seulement que ce n’est pas le scénario probable.

Avec madame Marois, nous avions connu une crise de leadership importante. Elle s’est étendue de mai 2011, suivant la déconfiture du Bloc québécois, le projet de loi 204 et la démission de plusieurs députés, jusqu’au début 2012, entre la défection de François Rebello et le conflit étudiant.

Les turbulences rencontrées par Pauline Marois étaient différentes de celles que traverse Pierre Karl Péladeau sur un aspect précis: elles venaient de l’intérieur du parti.

Unis, malgré tout

Évidemment, il y a de l’inquiétude dans le caucus et dans les instances. C’est normal: tout le monde est là pour gagner et pour faire un pays, de surcroît. Les gens attendent du chef qu’il réussisse, comme il l’a promis.

Mais, aujourd’hui, les députés demeurent fidèles, ne serait-ce que pour une raison simple: personne ne pense qu’il serait raisonnable de tenir une deuxième course au leadership en un an. C’est trop cher.

Les militants n’ont pas renoncé à voir en Pierre Karl Péladeau un homme providentiel, voire celui de la dernière chance. Et on ne parle pas encore de son caractère obstiné. Ses antécédents en témoignent.

Le Parti québécois doit donc vivre ou mourir avec ce chef dont le passé de patron et le présent de vedette du showbizz constituent autant de sources de distraction.

La famille reste unie, même si ça peut sembler un peu fou. Quiconque prétend le contraire trahit la faiblesse de ses antennes dans le mouvement.