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L’Occident à quatre pattes

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La scène a été racontée. Elle se passe en Italie, à Rome. Le président iranien Hassan Rohani visitait le musée du Capitole­­. Mais il ne voulait pas heurter sa chaste vertu avec des statues de nus.

Les autorités italiennes ont trouvé une réponse inattendue: elles les ont recouvertes en les encoffrant.

Ainsi, le regard de notre vénérable islamiste sera épargné. Il ne risquera pas, de retour à Téhéran, de fantasmer sur la nudité des temps anciens. Chaste homme, ta pureté sera préservée!

Humiliation

Les habituels cocus de la tolérance nous diront de ne pas nous énerver. Qu’il s’agit de courtoisie pour accommoder un hôte un peu capricieux.

La diplomatie ne consiste-t-elle pas à rendre agréables les rencontres les plus improbables?

Sottise.

Nous sommes devant une pure logique de rapport de force, d’autant que le président iranien arrivait en Italie avec des milliards dans sa besace.

L’objectif, c’est de nous humilier en nous montrant que nous sommes prêts à tout pour accommoder ceux qui veulent nous faire plier au nom de l’islamisme.

Nous sommes prêts à nous vendre pour de gros sous.

C’est que nous n’avons plus d’honneur. L’Occident ne sait plus à quoi il croit, sinon aux gros chèques et à son délicieux confort.

Et nous maquillons cette démission intellectuelle et morale en grandeur d’âme.

Déshonneur

Nous semblons nous conformer au portrait que le grand écrivain Soljenitsyne faisait du monde occidental, qui croyait notre société en faillite spirituelle et morale.

Il parlait du déclin du courage.

N’est-ce pas ce qui nous arrive, d’une société à l’autre? Ne sachant plus pourquoi nous nous battons, nous finissons par ne plus nous battre.

Le petit épisode des statues de Rome était minable et révélateur.

À force de faire des génuflexions aux islamistes de tout acabit, l’Occident finira­­ bien par marcher à quatre pattes. Pour tout dire, il le fait déjà.