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Le courtage en ligne est une excellente façon d’investir pour les petits épargnants. Ils peuvent acheter ou vendre des actions, des obligations et des fonds négociés en bourse (FNB) en seulement quelques clics de souris, en plus de diminuer leurs frais de gestion.

Environ 15 % des Canadiens détiennent un compte de courtage virtuel, selon des données publiées l’automne dernier par Investor Economics. Les actifs investis par l’entremise de ces courtiers totalisent environ 325 milliards de dollars, dont 78 milliards proviennent du Québec. La plupart des institutions financières proposent des plates-formes pour acheter ou vendre en ligne. C’est le cas de BMO, de RBC, de la Banque Nationale et de Desjardins, entre autres. Les fonds investis peuvent être liés à des comptes enregistrés, comme un REÉR et un CÉLI, ou à un compte ordinaire.

Les frais de transaction sont peu élevés sur les plates-formes des courtiers virtuels. Il est possible de placer un ordre d’achat ou de vente pour un peu moins de 10 $. Certaines institutions proposent même un prix inférieur, environ 5 $, pour les clients les plus actifs.

De plus, les courtiers virtuels n’exigent pas l’investissement d’un montant minimum, contrairement aux joueurs traditionnels, qui accueillent généralement des clients dont le portefeuille se chiffre au moins à 100 000 $.

Il faut se documenter

Les épargnants qui font le choix d’investir par eux-mêmes doivent bien se renseigner avant d’acheter ou de vendre des titres. Il est important de maîtriser les enjeux des secteurs et de se renseigner sur les perspectives des entreprises, leur niveau d’endettement, ainsi que les compétences de leurs dirigeants.

En ouvrant un compte, les investisseurs peuvent obtenir des bulletins d’information périodiquement et s’inspirer des répartitions d’actifs suggérées par leur courtier. En plus, plusieurs livres sont disponibles dans les librairies pour améliorer les connaissances des épargnants.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé L’investisseur de Michel Bell et Dans la jungle du placement de Stephen A. Jarislowsky, fondateur de la firme montréalaise Jarislowsky Fraser.

Pensez aux FNB

Les investisseurs qui décident d’investir de façon autonome devraient s’intéresser aux FNB. Ces fonds transigés en bourse reflètent la performance de marchés et de secteurs. À la fin de 2015, l’actif des FNB canadiens se chiffrait à 89,5 milliards de dollars, soit une hausse de 16,7 % sur 12 mois.

Par exemple, le fonds FINB BMO S&P/TSX composé plafonné, transigé sous le symbole ZCN, calque le rendement de l’indice S&P TSX, l’étalon qui permet de mesurer la vigueur du marché boursier canadien. Des FNB permettent aussi de miser sur d’autres marchés, comme ceux des États-Unis, de l’Europe ou de l’Asie.

Un investisseur peut également opter pour un secteur particulier, comme l’industrie financière canadienne. Le FNB S&P/TSX Capped Financials Index de iShares, transigé sous le symbole XFN, reproduit la performance du secteur financier canadien.

En plus de simplifier la répartition d’actifs, les FNB permettent aux investisseurs d’épargner sur les frais de gestion. Les émetteurs de FNB sont moins gourmands que les marchands de fonds communs. Les frais des FNB se situent en général entre 0,10 % et 0,65 %. Ceux des fonds communs s’établissent en moyenne à un peu plus de 2 %.

Conseils 

  • Consulter les bulletins d’information des courtiers en ligne
  • Lire des livres pour améliorer ses connaissances
  • Prendre les FNB en considération au moment d’investir