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Guy Corneau joue la comédie à Paris

L’auteur et psychanalyste a choisi de vivre un de ses rêves

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PHOTO COURTOISIE Le Saguenéen d’origine Guy Corneau prend le risque de coproduire à Paris la pièce L’amour dans tous ses états durant 10 semaines.

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À 65 ans, Guy Corneau a décidé de s’offrir «une belle folie de nouveau retraité»: un spectacle à Paris. Non seulement il le coproduit, mais il y tient également la vedette.

Le populaire auteur et psychanalyste, originaire du Saguenay, réalisera un rêve en se faisant comédien dans la comédie L’amour dans tous ses états, dans laquelle il jouera à compter du 9 février, au théâtre Les feux de la rampe, situé près du Bataclan, à la porte voisine des Folies Bergères, en plein cœur de Paris.

D’où vous est venue cette idée de jouer dans une pièce de théâtre ?

J’ai toujours eu la passion du théâtre. Avant la psychanalyse, j’avais dirigé la troupe Organisation Ô. Après avoir combattu un cancer, je me suis dit qu’à 65 ans je devais vivre des rêves. J’ai donc décidé de transporter à Paris le spectacle L’amour dans tous ses états, que j’avais créé il y a deux ans à Montréal.

Quel est le sujet de la pièce ?

Sur scène, je joue mon propre rôle, celui d’un psy qui étudie le comportement et l’évolution d’un couple qui s’est rencontré sur internet. Je m’amuse à faire interagir le public et à le faire rire avec deux comédiens français, Camille Bardery et Hervé Pauchon.

C’est risqué de coproduire un spectacle présentement à Paris ?

Oui, c’est risqué et on en est conscient. Les mois de décembre et janvier n’ont pas été faciles. On espère que les gens recommenceront à sortir en février. Les producteurs et les propriétaires de salles sont frileux. On a décidé de réduire la part de risques en privilégiant une formule intimiste dans une petite salle de 150 pla­ces. J’ai quand même en France une notoriété qui devrait nous servir (il y a publié plusieurs livres, dont une récente réédition de Père manquant, fils manqué, NDLR).

Et quel est votre objectif avec ce spectacle ?

On vise à offrir une vingtaine de représentations à raison de deux par semaine, les mardis et mercredis. Si ça marche, on déménagera dans l’autre salle du théâtre, qui est deux fois plus grande. On envisage même une tournée en Europe par la suite.

Et votre santé ?

Ça va très bien. Je n’ai plus de signe du cancer. Mais je dois faire attention à mon rythme de vie. Je continue d’animer des ateliers en Europe et au Québec, mais en évitant de m’épuiser. Je dois veiller à rester en forme.

Depuis la sortie de Père manquant fils manqué (en 1989), devenu un best-seller international, vous passez beaucoup de temps en Europe ?

Je passe les deux tiers de mon temps au Québec et le tiers là-bas. J’aime Paris, mais j’aime bien rentrer chez nous (rire).

Avec son ami Pierre Lessard, Guy Corneau viendra animer un atelier, le 20 février, au Collège Saint-Charles-Garnier, à Québec, sur le thème Vivre en santé. Il insistera sur les bons choix de vie.