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SONDAGE: Les libéraux toujours en tête malgré l'austérité

Le PQ glisse, mais reste premier chez les francophones

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Malgré l’austérité, les libéraux trônent toujours en tête des intentions de vote, tandis que les déboires de Pierre Karl Péladeau tirent le Parti québécois vers le bas.

L’appui aux péquistes a dégringolé de trois points depuis le mois de novembre pour atteindre 29 %, révèle un sondage Léger/Le Journal-Le Devoir réalisé entre le 1er et le 4 février.

Déjà sur la sellette en raison d’une controverse sur l’utilisation alléguée de paradis fiscaux par Québecor sous sa gouverne, le chef du PQ a dû composer avec la médiatisation de sa séparation de l’animatrice et productrice Julie Snyder.

«C’est sûr que cela a dû ébranler quelques électeurs», convient le sondeur Christian Bourque.

Pierre Karl Péladeau glisse de cinq points comme meilleur premier ministre dans le cœur des électeurs. L’appui à la souveraineté accuse une baisse similaire: 35 % des Québécois sont pour l’indépendance.

PLQ dominant en ville

Malgré une légère hausse de l’insatisfaction à l’égard de leur gouvernement (62 %), les troupes de Philippe Couillard continuent de progresser dans les intentions de vote (36 %). Le Parti libéral est en position de tête dans la région de Montréal, de même qu’à Québec.

Les libéraux ont plus de difficulté en région, où les péquistes sont en avance. Les troupes de M. Péladeau recueillent toujours l’appui d’une majorité de francophones.

La Coalition avenir Québec a gagné un point depuis novembre dans les intentions de vote (21 %). Les effets du «virage nationaliste» de François Legault sur l’électorat se font encore attendre.

«Pour l’instant, il n’y a pas vraiment de mouvement», constate le vice-président de la firme Léger.

La chute des intentions de vote pour le PQ ne semble pas profiter à Québec solidaire, dont les appuis demeurent stables à 10 %.

Remaniement ministériel

Malgré le branle-bas de combat qui a entouré le dernier remaniement ministériel, le jeu de chaise musicale auquel s’est livré Philippe Couillard indiffère la population. Le rebrassage de cartes libéral n’a pas eu d’impact sur l’opinion de 68 % des gens sondés.

Les Québécois sont également sceptiques devant la promesse du gouvernement libéral de retrouver l’équilibre budgétaire. Une personne sur cinq seulement croit que Philippe Couillard présentera ce printemps un budget équilibré.

Si des élections PROVINCIALES avaient lieu aujourd’hui, pour quel parti auriez-vous l’intention de voter ?

36 %
Nov. 2015 | 35%
29 %
Nov. 2015 | 32 %
21 %
Nov. 2015 | 20 %
10 %
Nov. 2015 | 10 %

Lequel des chefs de partis provinciaux ferait le meilleur premier ministre du Québec ?

23 %
Nov. 2015 | 24 %
17 %
Nov. 2015 | 22 %
15 %
Nov. 2015 | 15 %
11 %
Nov. 2015 | 8 %
Autre
5 %
Aucun
16 %
Ne sait pas
13 %

Êtes-vous en accord ou en désaccord avec l’intention du gouvernement du Québec de créer un registre des armes à feu ?

TOTAL ACCORD
57 %
Montréal
67 %
Québec
48 %
Reste du Québec
49 %
TOTAL DÉSACCORD
33 %
Montréal
22 %
Québec
42 %
Reste du Québec
43 %

Registre québécois des armes à feu

Clivage entre Montréal et le reste de la province

 

Une majorité de Québécois est pour la création d’un registre québécois des armes à feu.
 
Mais le projet du gouvernement Couillard provoque un clivage entre la métropole et le reste de la province.
 
Si l’appui à l’enregistrement des armes à feu est sans équivoque à Montréal, les citoyens de Québec et des régions sont divisés sur le sujet, révèle un sondage Léger/Le Journal-Le Devoir.
 
Reconnue pour ses positions plus conservatrices, la capitale nationale compte presque autant de gens opposés à un registre que de partisans.
 
«Un peu plus à droite sur l’échiquier politique, les gens de Québec ont tendance à être frileux quand on parle d’une nouvelle intervention gouvernementale dans la vie privée», constate le sondeur Christian Bourque.
 
Chasseurs
 
En région, où les chasseurs sont nombreux, la moitié seulement des personnes sondées accueillent favorablement la création d’un registre québécois des armes à feu.
 
Rappelons que le projet de loi 64 sur l’immatriculation des armes divise également les députés de l’Assemblée nationale, que ce soit chez les libéraux, les caquistes ou les péquistes. 
 

MÉTHODOLOGIE

 

La présente étude a été réalisée au moyen d’un sondage internet auprès de Canadiens de toutes les régions du pays.  ► Pour la section portant sur la politique provinciale du Québec, 1006 Québécois ayant le droit de vote au Québec ont été interrogés entre le 1er et le 4 février 2016 dans toutes les régions de la province.  ►  Pondération et marge d’erreur  Les données finales du sondage ont été pondérées à l’aide des données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité, de façon à garantir un échantillon représentatif de la population. Aux fins de comparaison, des échantillons probabilistes de 1524 et de 1006 répondants auraient une marge d’erreur respective de +/- 2,1 % et de +/- 3,1 %, et ce, dans 19 cas sur 20.