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Prédédouanement: L’aéroport de Québec en avance sur la gare centrale de Montréal

Couillard sort optimiste d'une rencontre avec le représentant au Commerce de l’administration Obama

Après avoir vanté les mérites du Québec en matière de lutte aux changements climatiques et son attrait pour l’investissement, devant la US Chamber of commerce (photo), le premier ministre a rencontré, vendredi, à Washington, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, avant de reprendre la route des airs vers Québec.
Photo Le Journal de Québec, Marc-André Gagnon Après avoir vanté les mérites du Québec en matière de lutte aux changements climatiques et son attrait pour l’investissement, devant la US Chamber of commerce (photo), le premier ministre a rencontré, vendredi, à Washington, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, avant de reprendre la route des airs vers Québec.

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WASHINGTON – Le dossier de l’obtention d’un centre de prédédouanement à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec avance plus facilement que celui à la gare centrale de Montréal.

«La question à l’aéroport de Québec semble très très bien aller. À la gare [centrale de Montréal], c’est un peu plus compliqué», a raconté vendredi le premier ministre Philippe Couillard, en revenant sur sa rencontre de la veille avec le représentant du commerce de l’administration Obama, Michael Froman, dans la capitale américaine.

Les deux projets «cheminent bien», a constaté le premier ministre. «Le signal est positif», s’est-il réjoui.

Plus complexe à Montréal

Le chef du gouvernement québécois se dit «optimiste» quant à la possibilité de les concrétiser, ce qui sera profitable tant pour les voyageurs que pour le transport de marchandises, a-t-il souligné.

Si le projet à la gare centrale de Montréal s’avère plus complexe que celui à l’aéroport de Québec, c’est que le milieu ferroviaire implique davantage de représentants, a expliqué le premier ministre.

«[Une gare ferroviaire], c’est un peu plus compliqué qu’un aéroport, mais ça ne veut pas dire qu’il y a moins de bonne volonté. C’est juste que la nature même de l’environnement est plus compliquée», a exposé M. Couillard.

De passage lui aussi à Washington, il y a une dizaine de jours, le nouveau ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, après une rencontre avec le secrétaire à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, avait laissé entendre que l'année électorale américaine pourrait retarder la prise de décision dans les deux cas.

L’automne dernier, le gouvernement Couillard a nommé l’ancien ambassadeur du Canada à Washington, Raymond Chrétien, à titre d’émissaire du Québec pour les deux projets.

Si tout se concrétise, il deviendra possible de passer les douanes américaines à partir de l’aéroport de Québec et dans l’autre dossier, de passer les douanes canadiennes à Montréal plutôt que de le faire à la frontière canado-américaine, comme c'est le cas actuellement.

Par ailleurs, M. Couillard a aussi profité de sa rencontre avec M. Froman pour faire la promotion de l’industrie forestière québécoise et faire valoir, dans le contexte de l’entente de libre-échange à venir avec l’Europe et du Partenariat transpacifique, l’importance de préserver le système de gestion de l’offre de l’industrie laitière québécoise.