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Rendus à fantasmer sur la mort de quelqu'un ?

Rendus à fantasmer sur la mort de quelqu'un ?

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«Il laisse dans le deuil des hommes blancs apeurés, des policiers victimes des minorités visibles, une foule de corporations à la merci des travailleurs et une civilisation en péril.

Sa dépouille sera exposée aux coins des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, à Montréal. La pluie, le vent, les chiens et les oiseaux auront la chance de transformer ces restes en une œuvre rendant hommage à l’infinie profondeur de la bêtise humaine.

Que Dieu ait son âme. Pis qu'y s’arrange avec».

Ainsi se termine la fausse chronique nécrologique de Richard Martineau, accompagnée d’une caricature dégueulasse, le genre de caricature que l’on réserve aux pires déchets de l’humanité, modèle Bachar al Assad, par exemple. (Elle semble avoir été retirée mais si vous l’avez manquée, elle montrait un chien qui pisse sur la tombe de Richard Martineau. La nouvelle montre Dieu en train de mettre quelqu'un à la poubelle).

Si vous trouvez cela drôle, ne perdez pas votre temps et n’allez pas plus loin. Il y a sans doute une biographie d’Hugo Chavez qui n’attend qu’à être apprise par coeur.

Un grand garçon

Richard Martineau n’a pas besoin de quiconque pour le défendre. Mais l’attaque frontale du magazine en ligne Ricochet, la Rolls Royce des médias de gauche, pardon des médias progressistes, à son endroit m’a écoeurée tant au niveau personnel que social et je pèse mes mots.

Est-ce mon croutonisme gallopant qui me fait délirer ainsi mais dans l’univers que j’habite, la mort, c’est la limite à ne pas franchir.

On n’écrit ni ne publie de fausses chroniques nécrologiques pour prouver à quel point on déteste quelqu’un. N’importe qui. Même pas l’auteur de ce déchet, un certain Marc-André Cyr dont je n’ai jamais entendu parler mais qui serait chargé de cours en sciences politiques à l’UQAM si j'en crois sa page Facebook.

Ça ne se fait pas. C’est indécent.

La gauche se targue d'avoir le monopole de l'humanisme, cette fois, c'est raté. Le jupon rouge dépasse.

Une question de principe

Suis-je toujours d’accord avec ses opinions et lui avec les miennes ? Nous nous sommes allègrement crêpés le chignon en public pendant la crise de la charte des valeurs. Mais avant la moindre opinion existe un être humain et certainement pas un monstre.

Il n’a pas poignardé ses enfants ou agressés sexuellement ceux des autres. Il décape, il décoiffe, il abuse des points d’exclamation et des caractères gras dans ses textes (un des reproches qu’on lui adresse) et parfois, comme tout le monde, il dérape.

Est-ce que cela rend acceptable de fantasmer sur sa mort ?

Notre discours public est rendu là ?

Poser ces questions c’est y répondre.