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Un couscous qui fait du chemin

Un immigrant entrepreneur bien intégré connaît le succès avec ses aliments

GEN-MAJIB JAMALEDDINE
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean «Nous sommes le premier producteur de couscous au Canada et nous visons à le devenir également aux États-Unis», dit Majid Jamaleddine, de Produits Zinda.

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Plat prisé depuis des siècles dans les pays du Maghreb, le couscous est en train de prendre une place de choix dans le menu des Nord-Américains. Et c’est en partie grâce à Majid Jamaleddi­ne, le fondateur des Produits Zinda, à Candiac.

Commerçant en farines et couscous au Maroc, Majid Jamaleddine est arrivé au Canada presque par hasard.

Au début des années 1990, lors d’un voyage d’affaires à l’invitation de la Commission canadienne des grains, de qui il achète son blé, il a constaté que le couscous était complètement absent des habitudes alimentaires des Canadiens.

«J’ai mûri l’idée de m’installer au Canada et d’importer du couscous du Maroc pour développer le marché. En 2000, la Banque de développement du Canada (BDC) m’a aidé à installer une première ligne de production de couscous dans une usine à Candiac», raconte le fondateur de Produits Zinda, fier de son intégration au Québec bien qu’il ait encore du mal à s’adapter au froid.

Rapidement, le marché européen s’est ajouté aux marchés québécois et canadien, au point que 400 tonnes de couscous traversent l’Atlantique chaque année.

Planifier l’exportation

Deux autres investissements de plusieurs millions de dollars ont été réalisés dans l’usine de production de couscous avec l’aide de la BDC et du Fonds de solidarité de la FTQ.

Il s’agissait de soutenir l’expansion de l’entreprise par la modernisation de sa ligne d’emballage et la commercialisation de divers couscous aromatisés, tant pour ses clients industriels qu’individuels.

«La récente aide de 3 millions $ du Fonds de la FTQ est destinée à prendre notre place dans le marché américain, précise M. Jamaleddine. Nous planifions y vendre 12 000 tonnes de couscous par année. Et à nous préparer à nous étendre en Europe à la suite de la signature de l’accord de libre-échange, qui devrait abaisser les droits de douane et les taxes qui protègent l’agriculture européenne.»

Conscient que le marché des États-Unis est très concurrentiel, Produits Zinda a investi des milliers de dollars en recherche et développement pour présenter une nouvelle gamme de couscous aromatisés et du couscous perlé.

Décrocher la première place nord-américaine

Avec ses trois filles, Zineb, Yousra et Houda, Majid Jamaleddine développe également des produits à valeur ajoutée, prêts à être cuisinés, pour les consommateurs pressés. Toutes ces initiatives s’ajoutent à la volonté de répondre aux demandes accrues des industriels ainsi que de certains groupes qui vendent des céréales sous leur propre marque maison.

«On se donne trois ans pour consolider nos marchés européens et américains. Le marché québécois prend lui aussi de l’ampleur et nous voulons que notre marque soit visible sur un plus grand nombre de tablettes. Nous sommes le premier producteur de couscous au Canada et nous visons à le devenir également aux États-Unis», conclut le président de Produits Zinda.

UNE DE NOS MEILLEURES DÉCISIONS

«Investir au Québec. On y trouve toutes les facilités énergétiques et professionnelles. Et c’est tout près des États-Unis.»

UNE DE NOS PIRES DÉCISIONS

«J’ai ouvert une division de commercialisation du poisson. Ce n’était pas ma spécialité, ce fut bien dur.»

UN CONSEIL AUX JEUNES ENTREPRENEURS

«Persévérez et investissez en R&D. Il y a toujours un marché pour les produits d’innovation.»

la compagnie

Produits Zinda

  • Domaine d’affaires: production de variétés de couscous
  • Actionnaire: Majid Jamaleddine
  • Siège social: Candiac
  • Nombre d’employés: 68