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Un joueur menotté sur la glace par des policiers

Un spectateur a publié sur Facebook la vidéo du joueur menotté par la police.
Photo Capture d'écran / Facebook Un spectateur a publié sur Facebook la vidéo du joueur menotté par la police.

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Un hockeyeur junior a conclu sa carrière menotté sur la glace par des policiers, pour avoir craché au visage d’un arbitre à qui il aurait aussi donné un coup de poing, dimanche, à Nicolet.
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«Je croyais avoir tout vu en 20 ans de hockey, mais, là, c’est la première fois!» s’est exclamé Dominic Amyot, l’entraîneur de l’équipe adverse.
 
Le joueur Olivier Marcotte, 21 ans, disputait un match de série pour le Hockey-Expert de Sherbrooke. Il affrontait les Pétroles A.A. Courchesne de Nicolet, à l’aréna Pierre-Provencher.
 
Selon M. Amyot, l’incident s’est déroulé à 4 minutes 20 de la fin de la rencontre, alors que Nicolet menait largement 9 à 3. 
 
Marcotte aurait d’abord accroché un arbitre qui l’a ensuite expulsé. Mais Marcotte, qui disputait son dernier match dans la ligue, a répliqué en lui crachant au visage, d’après la police. Puis, selon l’entraîneur de Nicolet, il aurait lâché les gants et lui aurait asséné un coup de poing au visage.
 
La Sûreté du Québec a confirmé que les policiers déjà sur place sont alors descendus sur la glace pour le menotter. 
 
«Il a été libéré rapidement, quand tout le monde s’est calmé», a expliqué la porte-parole Annie Thibodeau. 
 
Le joueur n’a été ni arrêté ni accusé et l’arbitre n’a pas porté plainte.
 
Pas peur des sanctions
 
Le directeur de Hockey Québec, Sylvain Lalonde, a admis que ce genre d’incident arrive de temps à autre avec les joueurs de 21 ans, qui ne craignent plus d’être sanctionnés et privés de matchs puisque c’est leur dernière saison. 
 
«Mais ils peuvent se retrouver devant la police s’il y a une plainte, a-t-il rappelé. Et on conseille aux arbitres d’appeler la police s’ils se sentent menacés.» 
 
L’entraîneur Dominic Amyot a d’ailleurs passé le même message à ses joueurs de 21 ans après l’incident. 
 
«Avoir un casier judiciaire pour du hockey, ça ne vaut pas la peine.»
 
Il n’a pas été possible de joindre Olivier Marcotte lundi.