/weekend
Navigation

Mère adoptive et mère biologique réunies

Mère adoptive et mère biologique réunies
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Qu’arrive-t-il lorsque la mère adoptive rencontre la mère biologique de l’enfant qu’elle a adopté? C’est ce que l’on verra dans la pièce Sans obligation d’achat qui prendra l’affiche dans les prochains jours sur la scène principale du Théâtre Prospero.

Campée en 1994 à Greenwich Village, un quartier huppé de Manhattan, la pièce Sans obligation d’achat, de l’auteur américain Israel Horovitz, promet de fortes émotions. Mise en scène par Alain Zouvi, elle raconte l’histoire d’une femme noire, Heather, interprétée par Nadine Jean, qui a abandonné son enfant neuf ans auparavant.

«Elle a choisi d’abandonner son enfant dans les marches de l’escalier devant la porte où réside une femme anglaise», souligne la comédienne Monique Spaziani qui personnifiera Roselle, cette Anglaise, qui est aussi la mère adoptive. C’est Roselle qui a découvert l’enfant abandonné sur le palier de sa porte et qui a choisi de faire des démarches pour l’adopter, n’ayant pas d’enfant.

Rien de hasardeux

On comprendra rapidement qu’Heather n’a pas abandonné son enfant à n’importe quel endroit. Son choix n’avait rien de hasardeux, c’était plutôt un choix prudent. Incapable de subvenir aux besoins de son enfant, elle a choisi de l’abandonner devant la porte de la meilleure candidate pour adopter son garçon en bas âge. Heather savait qu’il s’agissait là d’une femme en couple qui désirait avoir un enfant et qui était en mesure d’en prendre soin.

Mais voilà que neuf ans plus tard, Heather, la mère biologique, souhaite rencontrer Roselle, la mère adoptive.

«C’est Heather, qui vend de l’assurance, qui abordera Roselle», annonce Monique Spaziani. Les deux dames prendront le thé ensemble, Roselle ayant accepté de l’inviter chez elle.

Rapidement, la discussion prendra une nouvelle tournure. Ce qui devait être un entretien d’affaires et de vente d’assurance s’orientera vers une rencontre des plus intimes et il sera question de cet enfant, Maximilien, abandonné.

Une grande honnêteté

«Ce sont deux femmes qui sont très honnêtes l’une vis-à-vis de l’autre», indique la comédienne. «Elles sont toutes les deux très généreuses et elles éprouvent de la compassion l’une envers l’autre.»

En neuf ans, les choses ont changé. Roselle a perdu son mari qui est décédé et elle est désormais aussi seule qu’Heather. De surcroît, Roselle est très malade. «Elle sait qu’elle va mourir», confie-t-elle. En peu de temps, les confidences surviendront.

«Toute sa vie Roselle appréhendait de voir apparaître la mère biologique», révèle Monique Spaziani. «Son pire cauchemar était de la voir apparaître.»

Israel Horovitz, qui est l’auteur de plus de cinquante pièces de théâtre, a voulu ici. en plus d’explorer la prémisse de l’abandon, se questionner à savoir qui est la véritable mère.

Est-ce celle qui a bercé, nourri, éduqué et pris soin de son enfant, ou bien celle qui l’a porté et qui est unie par le sang? La réponse devrait venir du spectateur.

Sans obligation d’achat

  • Auteur: Israel Horovitz
  • Mise en scène: Alain Zouvi
  • Distribution: Nadine Jean et Monique Spaziani
  • Du 1er au 19 mars
  • Au Théâtre Prospero (salle principale)