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Méchante féministe

Méchante féministe
Photo Jean-Francois Desgagnes

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Vendredi se terminait le Sommet des femmes. Un événement qui a réuni plus d’un millier de femmes et d’hommes pour discuter parité et égalité. Plusieurs ont souligné que la ministre de la Condition féminine était absente de ce rendez-vous. La vérité, c’est que bien qu’elle ait été invitée, le grand absent était son gouvernement, et le premier ministre du Québec.

Gouvernement absent

Certes, il devait être présent à Vancouver pour la rencontre sur l’environnement, mais il n’a délégué aucun député, aucun ministre pour le représenter. C’est d’autant plus étonnant que tous les chefs de l’opposition étaient présents, accompagnés d’une forte délégation de députés de leur parti respectif.

Même François Legault a répondu présent et a produit un plan d’action pour répondre aux iniquités et ouvrir «le boys club politique». Rappelons-nous que ce même François Legault, en élection, avait laissé entendre que ce qui intéressait les femmes en politique se limitait à «cravate ou pas de cravate». Pourtant, vendredi, il était là.

Devant ce parterre impressionnant, pour expliquer son plan.

Pierre Karl Péladeau et Françoise David ont aussi élaboré leurs actions prioritaires. Le chef du PQ a énuméré 10 actions, dont plusieurs à mettre en place avant les élections de 2018.

Mais où pouvait bien être le gouvernement?

Acte manqué

À quelques jours de la Journée internationale de la femme, qu’aucun député n’ait été délégué pour venir ne serait-ce qu’écouter les revendications de ces femmes réunies est incompréhensible. Cette ouverture aurait pu faire taire les critiques. C’est malheureusement un bel acte manqué du gouvernement envers la cause des femmes. Alors qu’il s’est embourbé cette semaine dans un débat sémantique sur le féminisme et le mariage religieux.

Et à ceux qui disent que c’est parce que le gouvernement avait peur des méchantes féministes réunies au Palais des congrès, sachez qu’elles n’ont mordu aucun chef durant leurs allocutions.