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Exode vers la banlieue: Le départ des familles ralentit

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Montréal a réussi pour une cinquième année consécutive à ralentir l’exode vers la banlieue, mais ce sont toujours les familles qui quittent le plus l’île.

Montréal a réussit à limiter les départs entre juillet 2014 et juillet 2015. Si 38 188 personnes ont choisi de s’établir à Montréal, la métropole a tout de même vu partir 52 771 résidents.

Même si l’exode tend à ralentir, les données de l’Institut de la statistique du Québec montrent que ce sont toujours les jeunes familles qui préfèrent la banlieue à la ville.

«C’est le groupe qui a tendance à migrer davantage, mais on note que même chez les 25-44 ans et les 0-14 ans, il y a eu un essoufflement des départs», explique Martine Saint-Amour, démographe à l’Institut.

Mme Saint-Amour souligne d’ailleurs que le ralentissement de l’exode a des répercussions dans les couronnes nord et sud de Montréal.

«Les régions adjacentes comme Laval et Lanaudière subissent les contrecoups de cette baisse du nombre de sortants de Montréal. On voit qu’au cours des dernières années, les gains de résidents sont beaucoup moins importants», souligne-t-elle.

Les 15-24 ans, qui représentent la tranche de résidents étudiants, est celle qui demeure la plus stable.

Fidélisation des familles

La Ville de Montréal estime que la révision des critères de son programme d’accès à la propriété l’an dernier fait effet.

«On a un plan de fidélisation des familles depuis cinq ans et sans dire qu’il stoppe l’exode on voit qu’il contribue à le diminuer», fait valoir Russell Copeman, responsable de l’habitation au comité exécutif de la Ville.

En 2015, le programme de subvention pour la fidélisation des familles a été revu. Le prix d'achat maximum permis pour les bâtiments résidentiels unifamiliaux est passé de 400 000$ à 450 000$ ainsi que pour les duplex, qui passera de 450 000$ à 475 000$.

Pour les triplex, la Ville conservera le prix d'achat admissible à 490 000 $.

«La diminution des départs des familles avec de jeunes enfants est notable, on parle d’une diminution de 2,8%», mentionne M. Copeman.

Même si la tendance des pertes migratoires est à la baisse, la Ville n’a pas l’intention de bonifier son programme.

«Il sera révisé lorsque nécessaire, mais pour le moment rien n’est prévu pour la prochaine année», confirme M. Copeman.

L’hémorragie toujours présente

Pour l’Opposition officielle, il est trop tôt pour se réjouir de ce ralentissement.

Selon Projet Montréal, la métropole doit cesser d’être un lieu de passage et devenir l’endroit où les gens décident de s’établir.

«Si on se rassure de ça, c’est qu’on abdique. Il faut que Montréal inverse la tendance, qu’elle soit plus robuste au niveau de ses programmes et tant qu’on ne verra pas que les mouvements migratoires sont en hausse pour Montréal, on n’aura pas atteint l’objectif», dit Éric Alan Caldwell, conseiller chez Projet Montréal.

Mouvement migratoires à Montréal
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