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Les directeurs veulent plus de pouvoir pour la communauté dans les écoles

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Dans le cadre des consultations sur le projet loi 86, des directeurs réclament que les membres de la communauté – qui peuvent être des représentants d’organismes communautaires ou d’entreprises – aient davantage de pouvoir dans les écoles.

C’est ce que réclame l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE), qui représente 700 membres, dont plusieurs dans la région de Québec.

«La communauté doit se préoccuper de la réussite des élèves, l’école ne peut pas faire ça toute seule», lance sa présidente, Danielle Boucher, en entrevue avec Le Journal.

Réussite des jeunes

Présentement, un à deux membres de la communauté ont une place sur les conseils d’établissement, à la tête de chaque école, mais sans droit de vote. L’AQPDE aimerait qu’ils puissent aussi se prononcer formellement sur les décisions qui y sont prises et ce changement devrait faire partie du projet de loi 86, affirme Mme Boucher.

Les membres de la communauté peuvent être des représentants d’organismes jeunesse, communautaires ou d’entreprise, précise Mme Boucher. «Ça peut être la librairie du coin ou un entrepreneur. Plus il y a de personnes qui s’intéressent à l’école et aux jeunes, plus on vient mettre des cartes de côté pour la réussite des jeunes», lance-t-elle.

Points de vue

Un entrepreneur peut avoir une préoccupation pour la formation dans un domaine précis ou encore être intéressé par les programmes de préparation au marché du travail offerts dans les écoles secondaires, précise Mme Boucher.

Cette dernière ne craint pas que l’autonomie du personnel en soit diminuée, ajoute-t-elle. «Le volet pédagogique, on va continuer de le confier aux experts de l’équipe-école, mais il y a tout le reste, la vie de l’école, il y a quelque chose à faire. Il faut entendre d’autres points de vue qui peuvent être constructifs pour l’école», ajoute-t-elle.

Donner plus de pouvoir aux membres de la communauté permettrait aussi d’en convaincre davantage de s’impliquer au sein des conseils d’établissement. «C’est difficile d’aller en recruter, affirme Mme Boucher. On est au 21e siècle, il faut ouvrir l’école.»