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Pour un partage équitable du congé parental

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Depuis l’entrée en vigueur du Régime québécois d’assurance parentale en 2006, des centaines de familles ont profité de ce congé pour demeurer avec leur nouveau-né. Qui plus est, une année seulement après sa mise en œuvre, le Québec enregistrait la plus forte augmentation en pourcentage des naissances (8 %) depuis cent ans, soit 82 500 naissances comparativement à 76 250 l’année précédente.

Les résultats des premières années d’opération du RQAP témoignent hors de tout doute de la grande popularité du Régime, puisqu’il a permis au nombre de naissances de bondir de près de 15 % en favorisant une meilleure conciliation travail-famille. Ainsi, les pères et les travailleurs autonomes, deux groupes défavorisés auparavant, profitent aujourd’hui de l’aide de l’État.

La présence accrue des pères auprès de leur nouveau-né est le phénomène le plus significatif de ce nouveau Régime. Mentionnons aussi que les deux parents peuvent choisir de profiter de ce congé ensemble ou séparément, plusieurs préférant prolonger le temps passé avec leur nouveau-né en prenant leur congé parental séparément. Très souple, ce Régime permet aussi aux travailleurs autonomes d’y avoir accès, ce qui n’était pas le cas auparavant.

En conclusion, la progression du nombre des naissances de 16 % comparativement à 9,8 % pour le reste du Canada permet aujourd’hui au Québec de se situer dans le peloton de tête des pays de l’OCDE ayant connu la plus forte augmentation de leur indice synthétique de fécondité (ISF). De plus, si on compare le régime fédéral au régime québécois, la différence est frappante. Le congé parental du père, de 3 ou 5 semaines avec le RQAP, n’existe pas au fédéral. En outre, les travailleurs autonomes au Québec y ont droit, alors que les dispositions dans les autres provinces ne le leur permettent pas. Enfin, ailleurs au Canada, la prestation du congé parental est de 55 % du salaire, tandis qu’au Québec elle peut atteindre 70 % dans certains cas.

Ce choix de société, plusieurs nous l’envient et qualifient même le Québec de paradis des familles! Cependant, il reste encore beaucoup à faire, le partage équitable du congé parental n’étant pas encore 50-50. Pour en savoir plus sur ce Régime : www.rqap.gouv.qc.ca.

 

La conciliation travail-famille : un numéro de haute voltige?

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Réussir la conciliation entre les exigences professionnelles et la vie parentale est le défi auquel est confrontée une majorité de travailleurs âgés de 25 à 45 ans. Il faut se méfier des recettes supposément éprouvées et des conseils miracles afin de gérer les attentes patronales et familiales. La réalité se résumerait davantage au principe du « À chacun son modèle ».

Les tableaux sont évidemment différents si l’on travaille selon un horaire fixe, à son compte, à la pige, en télétravail à la maison, ou encore si l’on est entrepreneur ou de retour aux études. Dans tous les cas, il faut s’assurer de pourvoir aux besoins de la famille et de remplir les exigences relatives à son emploi ou à ses études.

Évidemment, même si le partage équitable des tâches familiales doit figurer en tête de liste, il n’est pas toujours simple à réaliser. Une bonne communication entre les conjoints et l’implication des enfants devraient cependant faciliter la chose. En mettant tous la main à la pâte, l’organisation de la maisonnée devrait permettre aux membres de la famille de bénéficier d’un repos, souvent bien mérité.

Il faut aussi éviter de faire déborder le travail sur la vie familiale. Savoir fermer l’ordinateur quand on travaille à la maison, ne pas apporter les dossiers du bureau pour travailler la fin de semaine et se réserver du temps en famille pour des activités amusantes et reposantes, c’est possible.

En fait, peu importe le scénario retenu pour concilier travail-famille, l’important c’est que tous les membres y adhèrent et le respectent. Il y aura évidemment des moments où l’exercice vous semblera tenir de la haute voltige, mais avec un peu de dialogues et beaucoup de compromis, le résultat devrait en valoir le coup.

Le télétravail fait-il partie de la conciliation travail-famille?

Le travail à domicile s’est développé de manière assez importante au cours des dernières années. Certains le présentent comme un moyen de mieux concilier les responsabilités parentales et professionnelles, alors que d’autres y voient une source d’empiétements sur la vie personnelle et familiale.

De fait, si un certain nombre d’études s’intéressent aux avantages et inconvénients du télétravail ou du travail à domicile de manière générale, peu se sont penchées sur la dimension temporelle et les perceptions des télétravailleurs à cet égard.

Le ministère du Travail donne comme exemple le cas d’une entreprise de Montréal qui a imposé le télétravail à tous ses employés. Chacun gère sa charge de travail dans un encadrement réduit au minimum, tout en respectant certains paramètres : un retour d’appel en 24 heures, un délai maximal de deux jours pour la prise en charge d’un dossier; un rendez-vous doit être fixé avant la fin de la semaine suivante et un rapport, déposé dans les trente jours, etc. Évidemment, les employés doivent faire preuve non seulement d’une grande autonomie, mais aussi d’une solide discipline pour éviter, entre autres, que le travail prenne toute la place au détriment de la vie familiale.

Les employés comptabilisent dans une banque les heures excédant 35 heures par semaine. Ils peuvent ainsi s’en servir afin de ne pas travailler durant la période des fêtes ou à d’autres occasions, à leur convenance.

Les effets

La mise en place du télétravail s’est faite dans un contexte caractérisé par l’ouverture et la compréhension de la part de l’employeur. Les employés se sont sentis en confiance, écoutés et pleinement respectés. Il faut cependant être conscient que certaines personnes tolèrent mal l’isolement qui accompagne cette façon d’organiser le travail.

Pour l’entreprise, la notion d’absentéisme n’existe pas et le télétravail permet également des gains appréciables de productivité, car les personnes gèrent leur temps en fonction de l’atteinte de résultats.

Observations

Dans ce cas précis de télétravail, la taille de l’entreprise permet de maintenir un type de fonctionnement où la latitude est grande et où l’encadrement est réduit au minimum. Le télétravail permet évidemment à l’entreprise de réduire ses frais généraux comme le loyer, mais il peut aussi impliquer une hausse des coûts des fournitures et de l’équipement dont le télétravailleur aura besoin pour accomplir ses tâches (ligne téléphonique, boîte vocale, télécopieur, ordinateur, cartouches d’encre, etc.).

Dans le domaine de la consultation, le télétravail est une pratique assez répandue. Les appels téléphoniques et la rédaction des rapports s’inscrivent facilement à l’intérieur d’une mesure comme le télétravail. Puis quand il faut se déplacer pour assister aux nombreuses réunions ou rencontres qui se tiennent à l’extérieur du bureau, l’heure de ces rencontres est idéalement planifiée pour éviter les déplacements dans les bouchons de circulation.

Dans tous les cas de figure, il faut être conscient qu’il existe un paradoxe au télétravail, à savoir que s’il peut favoriser la conciliation emploi-famille, il peut aussi devenir une source d’empiétements et de brouillage des frontières entre la vie privée et la vie professionnelle.