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Seulement 0,5 % des Québécois qui utilisent ImpôtRapide déclarent un don en 2015

Les contribuables québécois ne seraient pas au courant des crédits d’impôt reliés aux dons ou oublieraient de le réclamer, avance l’entreprise qui commercialise la plateforme.

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MONTRÉAL – Seulement 0,5 % des Québécois qui utilisent ImpôtRapide déclarent avoir effectué un don en 2015, le plus faible taux au Canada, selon les données provenant des déclarations de revenus au 30 mars dernier.

Les contribuables québécois ne seraient pas au courant des crédits d’impôt reliés aux dons ou oublieraient de le réclamer, avance l’entreprise qui commercialise la plateforme.

«Les Québécois sont pourtant les plus généreux au pays», remarque Marie-Paul Sardi, directrice principale du marketing d'ImpôtRapide. Le don moyen, dans la province, était de 1385 $ en 2015 en date du 30 mars, au troisième rang canadien. Don national moyen: 1129 $.

Marie-Paul Sardi refuse de divulguer combien de personnes ont utilisé ImpôtRapide au 30 mars, pour des raisons «de concurrence», mais elle assure qu’il s’agit d’un «grand échantillon» représentatif sur le plan statistique. ImpôtRapide, le logiciel d’impôt le plus vendu au Canada et au Québec, a revendiqué plus d’un million d’utilisateurs l’an dernier dans la province seulement.

Ainsi, les Québécois font preuve d’altruisme, mais ne réclament pas les crédits d’impôt (fédéral et provincial) auxquels ils ont droit. Des crédits avantageux: au fédéral, par exemple, le fisc accorde un crédit de 15 % pour la première tranche de 200 $ d’un don et 29 % pour les tranches supplémentaires de 200 $.

Comment expliquer ce paradoxe?

Marie-Paul Sardi n’a pas de réponse définitive à cette question. «Des Québécois ne connaissent pas les bénéfices des crédits d’impôt ou n’ont pas conservé leurs reçus pour dons», avance-t-elle.

Autre hypothèse: ces crédits d’impôt pour dons, non remboursables (qui diminuent l’impôt à payer), seraient moins attrayants que les crédits d’impôt remboursables, versés au contribuable même lorsqu’il n’y a pas d’impôt à payer.

Marie-Paul Sardi admet que ces données ne sont pas définitives, qu’il faut les prendre prudence. Un grand nombre de contribuables, année après année, attendent à la dernière minute pour acheminer leurs déclarations de revenus, d’autres les produisent en retard.

Le portrait aura probablement changé à la fin avril. Mais la question demeure: les Québécois sont-ils mal informés sur les crédits d’impôt ou tout simplement négligents?