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[VIDÉO 360°] Au royaume de Bob, le roi du kitsch et du vintage

[VIDÉO 360°] Au royaume de Bob, le roi du kitsch et du vintage
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Bob est un régent occupé!

Seigneur comptant plus de 13 000 sujets sur Facebook, Bob le roi du kitsch et du vintage est un brocanteur particulier: en plus d’alimenter une page Facebook riche en trouvailles rétro et en commentaires amusants, le bonhomme a également une boutique, ouverte sur rendez-vous seulement.

Rencontre - en 360°! - avec un hommes d’affaires un brin nostalgique, mais surtout allumé... et même écolo!


Pour celles et ceux qui en voudraient plus, voici la suite de notre entretien...

[VIDÉO 360°] Au royaume de Bob, le roi du kitsch et du vintage
Photo: André Péloquin

D’où vient ce surnom de «Bob»?

C’est devenu mon surnom... ce qui est étrange...

De ma nièce! Quand elle était jeune, elle était incapable de dire mon prénom. Elle m’appelait «Bob». Certains de mes amis m’appellent maintenant ainsi. Ce n’est donc pas que pour la «business». C’est devenu mon surnom... ce qui est étrange, car mon prénom est Dominic!

Et comment as-tu construit ton «royaume» du kitsch?

Ça a fonctionné... mais à plus petite échelle que Michael Jackson et Madonna...

J’ai commencé en vendant des objets sur Facebook et sur Kijiji. J’emménageais avec ma blonde et je devais me débarrasser de certains trucs accumulés. J’accompagnais ces objets de descriptions drôles... et c’est ce qui a fait que ça a fonctionné!

Au départ, je voulais seulement vendre ces trucs accompagnés de descriptions amusantes, mais le «personnage» de Bob s’est par la suite imposé.

Comme j’ai lu que Michael Jackson et Madonna s’étaient autoproclamés roi et reine de la pop, je me suis ironiquement baptisé le roi du kitsch et, étrangement, ça a fonctionné... mais à plus petite échelle, évidemment! Ça m’a soudainement donné une certaine crédibilité. J’ai même commencé à recevoir des courriels de recherchistes d’émissions de télé sur mes trouvailles.

Là, j’avais deux possibilités: soit je «chokais», soit je me montrais à la hauteur! Comme je ne voulais pas avoir l’air d’un «amateur», j’ai poussé mes recherches dans le domaine. Ça m’a également permis de satisfaire ma curiosité de collectionneur.

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Photo: André Péloquin

Donc, avant la boutique et avant Bob, t’avais déjà un intérêt pour le kitsch...

Ma blonde capoterait!

Oh oui! Depuis longtemps!

En secondaire trois, par exemple, il m’arrivait de quitter mon Laval natal pour visiter des expositions d’antiquités à la Place Bonaventure à Montréal!

La boutique est maintenant un «prétexte» pour me procurer des objets que j’avais chez moi à l’époque, mais que je ne peux garder à la maison en ce moment, car ma blonde capoterait [rires]!

Je peux, par exemple, «tester» un appareil-photo rétro chez moi pendant un an avant de le mettre en vente ici. C’est plus écolo ainsi...

Écolo? Le kitsch peut être écolo?

Je ne voudrais pas être responsable de la création de nouvelles «gogosses»...

Oui!

Personnellement, je me sentirais coupable de mettre en circulation de nouveaux produits. Je ne me verrais pas faire fabriquer des objets d’apparence rétro en Chine pour ensuite les revendre, par exemple. J’aime l’idée de faire du commerce sans ajouter encore plus de produits sur la planète.

De plus, ma marchandise n’est pas une priorité chez les consommateurs!

Je ne voudrais pas être responsable de la création de nouvelles «gogosses» en plastique, par exemple! [rires]

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Photo: André Péloquin

Et comment trouves-tu ces fameux objets? Combien de temps peux-tu passer sur tes recherches?

Je dirais 20 à 25 h par semaine...

C’est difficile à dire.

Ça dépend des semaines.

Lors de semaines où je me mets activement à la recherche d’objets, je vais – par exemple – faire le tour des encans. Si la récolte est bonne, je n’aurai pas à chercher beaucoup les jours suivants.

Je dirais 20 à 25 h par semaine pour la recherche, puis je dois ensuite faire des recherches pour trouver la valeur de ceux-ci afin de ne pas me faire avoir.

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Photo: André Péloquin

C’est arrivé souvent?

Chaque tasse valait 65 $!

Ça m’arrivait à mes débuts.

Tu sais, quand une dame de Westmount passe pour se procurer un lot de tasses, c’est louche un peu [rires].

J’ai déjà vendu un lot de cinq tasses pour 25 $... pour ensuite fouiller sur eBay et réaliser que chaque tasse valait 65 $!

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Photo: André Péloquin

Pour toi, c’est quoi le kitsch?

Je dirais que c’est ce qui est «de trop» et, de nos jours, ce qui est lié à l’ironie.

As-tu déjà parcouru de grandes distances pour te procurer des objets kitsch?

J’essaie de combiner.

Comme je savais que j’irais en vacances à Rimouski un été, j’ai magasiné sur internet dans ce coin-là. J’ai profité de mes vacances pour récupérer mes achats par la même occasion.

Cet automne, je suis allé en Italie. J’en ai donc profité pour faire le tour des marchés aux puces. Ce n’était toutefois pas l’objectif principal de mon voyage.

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Photo: André Péloquin

Pourquoi Bob n’a pas encore de boutique ayant pignon sur rue?

J’ai l’impression que ça fidélise la clientèle...

Parce que je tiens à mes carrières d’auteur et de comédien!

Avoir une «vraie» boutique serait un trop grand investissement d’argent et, surtout, de temps.

De plus, je crois que le contact avec les clients serait moins «personnel». Ça serait plus... comme dans une boutique, justement.

Finalement, comme je ne dépends pas que de «Bob», je crois que les clients sentent que je ne vais pas les «pousser» à acheter des objets onéreux. Je vais plutôt leur conseiller des objets – comme des appareils Polaroid, par exemple – qui conviendront à leurs habitudes, etc. Ça établit une meilleure relation... et j’ai l’impression que ça fidélise la clientèle par la même occasion.

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Photo: André Péloquin

Combien as-tu d’objets en vente en ce moment?

J’ai, par exemple, 50 demandes pour un téléphone rouge rétro!

Difficile à dire!

J’en conserve ici. J’en ai également chez moi.

De plus, j’ai plusieurs demandes spéciales.

Si j’ai, par exemple, 50 demandes pour un téléphone rouge rétro, je doute qu’on en verra un ici ou sur la page Facebook de si tôt!

Et quelle est ta plus belle trouvaille à ce jour?

Je l’ai revendu à 900 $!

J’étais à Toronto. Je tournais une pub. J’ai emprunté le portable d’une collègue pour zieuter des photos d’encans à Montréal, puis je suis tombé sur un lot d’appareils-photo et je croyais distinguer au loin un modèle rare de Polaroid en très bon état. J’ai donc fait une mise de 50 $ au téléphone. Ce qui est rare, car tu peux renchérir par la suite... et pas moyen de savoir si l’appareil fonctionne en plus.

Après le tournage, je passe chercher mes achats et c’est là que je constate que c’est un Polaroid 195 en très bonne condition. Je l’ai revendu à 900 $... et c’est pas mal ce que ça valait!

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Photo: André Péloquin

Côté demandes spéciales, il y en a une qui sort du lot?

Dernièrement, une dame m’a demandé une machine à écrire pour son père.

Celui-ci était réparateur par le passé et avait l’habitude d’apposer une étampe rouge sur les machines qu’il remettait en état.

Elle aimerait donc lui offrir une de «ses machines» pour son anniversaire, histoire de lui montrer tout le chemin qu’une machine réparée en 1965 peut faire!

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Photo: André Péloquin

Finalement, outre Bob, quels sont tes projets du moment?

Je serai au Théâtre des Cascades cet été. Je signe une pièce pour ados.

Je poursuis également mes projets d’écritures télé pour Ici Laflaque, 100% Animal à Télé-Québec, Ma maison bien-aimée à Casa et Top Science! à Unis.

C’est pas mal pour l’instant! [rires]