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Le retour — un peu décevant — de Renaud

En critiques cette semaine: The Lumineers, Jonathan Painchaud, Renée Martel & Patrick Norman, Yann Perreau et Renaud!

 Le retour — un peu décevant — de Renaud
Courtoisie

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 Le retour — un peu décevant — de Renaud
Courtoisie

Renaud — Toujours debout

★★★½

Diablement sage...

«J’aurais pas cru, y’a trente ans, qu’au lieu de leur balancer des pavés à tour de bras, j’en serrerais un contre moi», lance Renaud d’entrée de jeu sur J’ai embrassé un flic, pièce d’ouverture du tant attendu Toujours debout.

Sept ans après Molly Malone — et moult rumeurs sombres le concernant dans la presse «people» française —, Mister Renard sort de son terrier et livre un 16e album satisfaisant, mais aussi diablement sage.

Un crayon à la mine (trop) pâle

Une description en musique

Toujours doté d’une plume aussi aiguisée que conscientisée, Renaud Séchan rue toutefois beaucoup moins dans les brancards.

Hyper cacher, par exemple, ne s’en tient qu’à une description en musique de la terrible tragédie. Sans m’attendre à une chronique sur le sujet, j’espérais tout de même plus de l’auteur-compositeur-interprète culte.

Heureusement, le bonhomme se rachète lorsqu’il se fait plus sentimental, voire vulnérable. La déchirante La vie est moche et c’est trop court en témoigne tout particulièrement.

Une production trop mielleuse

Ça frôle le sabotage

Côté musique, Renaud a confié les compositions à plusieurs collaborateurs, dont son ex-gendre Renan Luce ainsi que son compagnon de scène Michael Ohayon.

Ce dernier — qui intervient également comme arrangeur — saccage d’ailleurs celles-ci avec sa réalisation «pop» proprette, à l’opposé de la voix rauque et des propos du monument. Ça frôle le sabotage, même.

Pas le dernier, j’espère?

Les pieds dans les étriers!

Bien que je m’attendais à plus de la légende vivante, Toujours debout s’avère être un album inégal, mais qui demeure tout de même convaincant.

Sur ce, j’espère que Séchan se remettra à galérer maintenant qu’il a à nouveau les pieds dans les étriers.

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Renée Martel & Patrick Norman — Nous

★★★

Des années après l’aventure télé Patrick et Renée, les deux compères se retrouvent à nouveau avec Nous, un album sympathique et pertinent.

Aussi en forme qu’en voix!

Bien entourés (Michel Rivard et Nelson Minville, notamment, signent des textes), les deux piliers du country sont aussi en forme qu’en voix.

L’ensemble pourrait toutefois être plus chaleureux et énergique.

À l’image du tandem, quoi!

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Jonathan Painchaud - La tête haute

★★½

Tout d’abord, les fleurs: les fans du chanteur seront ravis de le retrouver sur une œuvre, somme toute, mature, franche et plutôt «hop la vie».

Puis, le pot...

De plus, son frère Éloi signe ici une nouvelle réalisation toujours aussi efficace.

Puis, le pot: les autres mélomanes, eux, risquent de trouver leur petit bonheur ailleurs devant une parution conviviale, certes, mais laissant quand même de glace.

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The Lumineers - Cleopatra

★★

Trois ans après avoir connu un succès inespéré avec Ho Hey, on se demandait avec quoi The Lumineers allait rebondir.

Mince consolation...

La réponse? Encore plus de chansons suscitant le fameux tube.

La mélodie Sleep On The Floor semble même être une copie conforme à peine ralentie du hit!

Pire encore, le groupe n’arrive pas à égaler ni surpasser, son désormais classique.

Mince consolation: la pochette est magnifique.

Bref, pour les fans seulement.

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Coup de coeur: Yann Perreau — Le fantastique des astres

★★★★

Toujours aussi imprévisible, Yann Perreau refait surface cette fois-ci avec une œuvre pop électro délicieusement extravagante.

Une agréable surprise!

Quelque part musicalement entre Depeche Mode et Stromae, l’artiste se fait encore plus éclaté au niveau des textes sans toutefois nuire à sa poésie habituelle.

Plus surprenant encore: il y a un certain fil conducteur derrière ce joyeux bordel. Une agréable surprise!