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Miel de la Garde: L’univers poétique des abeilles

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Dans l’atelier de transformation adjacent à sa grande maison blanche, en bordure de la rivière du Nord, à Prévost, Simon Dutil-Paquette bricole de nouvelles ruches en attendant le réveil de ses abeilles.

«L’abeille, dit-il, est une végétarienne granola qui butine des fleurs. Contrairement à la guêpe, il n’y a aucune raison de la craindre». Aussi, il attend sa première piqûre avec impatience. «C’est elle qui me réveille de l’hiver, dit ce nouveau venu parmi les quelque 300 apiculteurs québécois. Dans le métier, on la cherche, on la veut. Elle est le symbole du retour de la saison et de tout le plaisir qui vient avec.»

Il y a trois ans, Simon et sa conjointe Édith Martel ne connaissaient rien à cet univers. Ils ont quitté Rosemont avec leurs deux enfants, Éloy et Henri, maintenant âgés de sept et neuf ans, en espérant trouver, dans les Laurentides, un style de vie mieux adapté à leurs valeurs. Édith enseignait déjà au cégep de Saint-Jérôme, tout près, et Simon, consultant en sciences de la terre depuis dix ans, ressentait un urgent besoin de faire autre chose de sa vie.

«J’avais envie de concret, de travailler avec mes mains», explique-t-il. Diplômé en biologie environnementale et détenteur d’une maîtrise en sciences de l’environnement, il a eu la piqûre pour le métier d’apiculteur peu de temps après leur arrivée à Prévost.

Avec sa femme et ses enfants, il s’amusait à prendre soin des ruches de leur voisin. «C’est un mariage entre la botanique et les insectes. J’ai toujours été allumé par ça, raconte-t-il. Et quoi de mieux que de travailler avec des fleurs comme matière première!»

Élever ses propres colonies

Aussi, lorsque le voisin a déménagé, ils ont racheté ses ruches pour peu à peu développer leurs propres colonies. Après deux ans de travail minutieux, la petite famille possède maintenant 40 ruches aux couleurs pastels, dispersées sur plusieurs lopins de terre de la campagne environnante.

Les terrains, exempts de pesticides, ne leur appartiennent pas, mais les propriétaires acceptent volontiers d’héberger leurs abeilles pour favoriser la pollinisation et la santé écologique de leur environnement.

«Les gens sont conscients des dangers que représente l’usage massif d’insecticides en agriculture pour la santé des abeilles», explique Simon.

Pour lui, l’enjeu est encore plus important que la production de miel. Il en a fait sa mission et n’hésite pas à donner des formations pour contribuer à multiplier le nombre de ruches sur notre territoire.

«Sans le travail de pollinisation des abeilles, nous serions privés de 40 % de nos aliments, dont les pommes, les canneberges, les courges, les concombres et les tomates», fait-il valoir.

L’an dernier, Édith et Simon ont fondé la micro miellerie Miel de la Garde pour écouler leurs premières récoltes de miel; des miels bruts, non pasteurisés, produits de ­façon artisanale dans un environnement ­floristique exceptionnel. La récolte de 2015 est déjà épuisée, mais on s’attend à une ­première production en juillet.

Photo courtoisie, Miel de la garde

D’ici là, on peut toujours se sucrer le bec avec leurs délicieux bonbons au miel, préparés avec soin par un chef de Mont-Tremblant, ou se procurer leurs produits dérivés dans des nombreux points de vente.

Produits vedettes

 

Photo courtoisie, Miel de la garde

Miel de la Garde

Miel artisanal haut de gamme non pasteurisé, bientôt certifié biologique. Offert en six variétés dont le goût reflète l’environnement floral des ruchers.

Produits dérivés

Pollen d’abeille, cire d’abeille, savon­­ au miel (lavande, romarin, propolis) et baume à lèvres.

La propolis

Concentré liquide ­(teinture) aux propriétés antibactériennes et antifongiques. Contient beaucoup de polyphénols et de flavonoïdes. La teinture est produite à partir de la résine végétale recueillie par les abeilles pour ­bloquer les interstices dans les ruches.

Miel de la Garde

733, rue Shaw, Prévost (Québec)

450-335-1086

mieldelagarde.com