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Laval vivement opposée au pipeline Énergie Est

Marc Demers
Photo courtoisie Marc Demers
Maire

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LAVAL – Dans un mémoire déposé mercredi auprès du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), la Ville de Laval a rejeté une nouvelle fois le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada, le qualifiant de véritable menace.

Dans son mémoire, le maire de Laval, Marc Demers, se montre catégorique.

«Énergie Est menace notre qualité de vie et notre sécurité, et ne cadre pas avec notre vision d’avenir pour Laval. Ce projet, qui n’apporte que des risques aux Lavallois, en plus de retarder la transition vers une économie plus verte, doit être rejeté par le BAPE», a-t-il déclaré dans un communiqué.

La position de Laval était déjà connue, en janvier dernier déjà, elle faisait partie du front commun de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui s’était vivement opposée au déploiement du pipeline. La CMM estimait alors que les retombées économiques ne valaient pas le risque d’un déversement dont les coûts pourraient se chiffrer en milliards $, considérant que le tracé emprunte des plans d’eau nécessaires pour les aqueducs, des boisés, des milieux humides et des zones agricoles.

«Jamais nous ne négocierons la sécurité des citoyens», a ajouté le maire Demers, estimant que le promoteur n’est pas suffisamment engagé au chapitre de la sécurité.

En sol lavallois, le tracé proposé par TransCanada viendrait traverser l’île Jésus du nord au sud dans sa partie est. En clair, le pipeline franchirait les rivières des Mille Îles et des Prairies, des zones qui contiennent plusieurs aires protégées et des foyers de biodiversité.

En cas de déversement, le mémoire précise que si un arrêt de l’approvisionnement en eau potable devait se produire, il en résulterait de lourdes pertes pour les commerces, les industries et la population, en plus de représenter un risque au plan de couverture ou d’intervention en cas d’incendie.

«Nous consommons de moins en moins de pétrole au Québec et nous en consommerons de moins en moins dans l’avenir», a argumenté le maire Demers, rejetant l’argument d’une augmentation du transport ferroviaire du pétrole si le projet Énergie Est devait être refusé.